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Giovanni Merloni, Vol de nuit, huile sur toile 80 x 120, 1992

Il n’il y a plus de terre sur mon costume

Dans le rêve vagabond elle se cache, la vie
derrière l’air égaré de mon cœur anéanti
accablé par les tendres caresses reçues
écrasé par les joies longuement demandées.

Il n’il y a plus de terre sur mon costume.
Affligé, je m’envole, moi aussi
avant de me regarder
, stupéfait et coupable

dans le miroir brisé de deux voies.

Elles sont deux les maisons où jamais
je demeure esseulé. Au-dehors c’est le même,
et pourtant je me sens tellement seul !
De ma branche, j’arrache chaque jour
une fleur et une feuille, songeant
à qui souffre, mais la nuit solitaire
se constelle d’étranges questions.

Une femme me dit adieu, qui serait la mort :

elle est pour moi la vie.
Une autre m’attend, qui serait la vie :
elle est pour moi la mort.

Depuis mon aile sombre, hébété je regarde
la ville, les personnes que j’aime,
les sourires que je perds :
pour aimer il faut demeurer seul.

Giovanni Merloni

Venise, 2018, Photo Nemi Calabrò

Non c’è più terra sul mio vestito

Nel mio sogno errabondo si nasconde, la vita
dietro l’aria smarrita del cuore spezzato
oppresso dai baci che insegue, da quelli che riceve.

Non c’è più terra sul mio vestito. Anch’io
afflitto sto volando e stupito mi osservo
quando mi incontro nel magico destino delle due vie.

Dentro le due case e anche fuori non sono mai solo
ma mi sento sperduto. Dal mio ramo, ogni giorno
strappo un fiore e una foglia pensando a chi soffre,
ma di notte son solo, travolto da strane domande.

Una donna mi saluta. Ed è la morte, ma è la vita.
Un’altra mi aspetta. Ed è la vita, ma è la morte.

Dalla mia ala buia, inebetito guardo la città
le persone che amo, i sorrisi che perdo :
per amare bisogna star soli.

Giovanni Merloni