Étiquettes

,

001_trattoria 180

Mes chers lecteurs,
C’est avec une émotion tout à fait particulière que je partage la publication de Rixile sur son blog.
 De façon inattendue, lors d’un échange sur Twitter, je lui avais demandé… d’essayer de créer une chanson à partir d’une de mes poésies. Elle m’a dit oui, je lui ai envoyé une « rose » de textes. Elle a choisi « Des guitares sans cordes », la poésie très parisienne que j’avais retravaillée avec la participation de José Defrançois. Et voilà le cadeau de sa voix magique :

Des guitares sans cordes chantées par @Rixilement

84PR1F6-1

002_martini 180 « Chère Rixile,
Jusqu’ici je n’avais demandé à personne un engagement semblable, même si j’avais plusieurs fois formulé dans ma tête cette demande : « est-ce que vous… ? »
Maintenant, je suis très ému pour avoir contribué à créer une chanson tellement française ! C’est un honneur pour moi et pour ainsi dire une espèce d’accueil culturel et humain que je reçois de cette France sincèrement aimée.
C’est très beau, élégant, ouvert aussi, je crois, à des interprétations plus ou moins dramatiques ou ironiques ou tout simplement « sincères ».
Je crois que la beauté d’une certaine chanson d’auteur (caractérisée par de fortes influences réciproques entre Italie et France) vient justement de ces deux éléments-clés : l’élégance et la sincérité.
Dans mon rêve musical il y a plusieurs raisons, que je pourrais vous énumérer l’une après l’autre.
Je me borne à la première : ma culture orale est fort imprégnée de chansons. depuis mon adolescence. D’ailleurs l’Italie est le pays des chansons : Ennio Flaiano par exemple disait que les Italiens ne font que chanter toujours, au lieu de parler et même de penser… »

003_vetrina torino 180 « Dans tous mes textes on peut ressentir l’écho des chansons de Giorgio Gaber ou Enzo Jannacci ainsi que des chansons engagées comme les Cantacronache des années 50-60 ou des belles chansons surréelles et désengagées de Francesco De Gregori.
Peu importe qu’en 1975 j’ai vu à Venise un merveilleux spectacle de Béjart avec la IX symphonie de Beethoven et que, depuis cette fulguration, s’est déclenchée en moi une véritable passion pour l’opéra lyrique ayant pour leader absolu Mozart, avec ses œuvres italiennes et son monde merveilleux (qui a inspiré beaucoup ma peinture).
La chanson (italienne et française d’abord), avec ce rôle de la parole et du théâtre de la vie, reste pour moi une des formes d’expression les plus libres et révolutionnaires…. »

Giovanni Merloni