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002_nu 180 - copie Tableau du peintre ukraïnien Alexandre Dmitriev

Depuis

Elle est entrée dans mes narines
elle a vagabondé
par mes intestins
elle a brûlé mon sang
elle est devenue ma peau même
ton odeur.

Et maintenant,
un sourd plongeon
dans la stupeur du soir

attendant que le petit brouillard
se dissipe

attendant que le calme muet
revienne
avec les voix aveugles
des autres

attendant que nos amulettes
s’effleurent
dans une danse neutre,
jusqu’au bout de la nuit.

Giovanni Merloni

I_femme

Bologne (1975, ancienne traduction libre de l’italien sous forme de transcription en prose)

Dans mes narines s’est glissé ton odeur. Dans mes intestins, dans ma peau et mon sang elle a flâné, brûlante, légère, généreuse. Et maintenant, égaré dans le soir effrayé (tandis que le petit nuage se disperse), il ne me reste qu’attendre le calme muet, les voix des autres. Rien que suivre nos amulettes voltigeant dans la chambre, ayant pour eux toute la nuit, toute la nuit encore pour se chercher.

Giovanni Merloni

époux en violet_modifié-1

Giovanni Merloni, 1971

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TEXTE EN ITALIEN