Aujourd’hui, 14 juin 2026, ma mère fêterait 113 ans : un numéro celui-ci, le 113, qu’on evoquait auparavant en Italie dans les conversations comme une dernière chance ou comme une menace : « Attention, je vais appeler le 113 ! » Police, ambulances, sapeurs-pompiers… Et justement trois ans se sont tant bien que mal déroulés depuis qu’une ambulance des sapeurs-pompiers de Paris emmena à l’hôpital Broca ma femme: elle quittait à jamais tout ce qu’elle aimait de plus.
En ce dimanche sans éclats – exception faite pour le soleil qui darde, malgré lui, sur mes fenêtres – je veux m’accrocher à ces deux personnes, parmi les plus importantes de ma vie, Pia e Claudia, pour essayer, à découvert et sans crème de protection, ma rentrée, longuement reportée et pourtant nécessaire, dans la société qui m’entoure et tant bien que mal nourrit et alternativement épuise mon existence.
Je sors donc d’une sorte de « convalescence de l’âme », sans me sentir gaillard ni guéri, avec la nécessité, pourtant, de reprendre le fil des échanges ayant marqué une longue et fertile tranche de mon existence parisienne. Ce premier pas au-delà de la porte cochère me donne déjà l’envie de raconter, de tout dire, comme si je revenais d’une guerre ou de la traversée de mers et montagnes. Mais je ferai cela petit à petit, au fur et à mesure du rythme de mes rendez-vous avec vous. Cela redonnera sans doute de la force à mes jambes et de l’équilibre à mon allure octogénaire.
Cependant, je dois accuser reception d’un évènement extraordinaire auquel je me suis volontairement soumis après une réflexion qui dure depuis des années. Ceux qui ont suivi mon blog, même les irréguliers et les intermittents, savent combien a pesé, dans mon existence artistique et humaine, ce livre maudit, consacré aux presqu’infinies nuances de l’amour et de l’échec, sur le fond de sociétés piégées et souvent écrasées par les habitudes. Ce livre est avant tout important pour moi. Car en fait il correspond assez fidèlement à ma nature, à ma personnalité, à ma façon de concevoir l’amitié, l’amour, la foi, la fidélité aux valeurs républicains ainsi qu’à la liberté. Voilà donc ce « Petit océan tranquille » disponible pour tout le monde. Un roman qui ne demande que d’être lu, de la première à la dernière page. A priori, un livre inadapté à ceux qui se nourrissent de préjugés, d’idées reçues, de clichés. Au contraire, se trouveront à l’aise tous ceux qui aiment découvrir les mondes parallèles ou chacun de nous a vécu, acceptant, par là, la possibilité d’autres voies vis-à^vis de l’absurdité qui hante notre quotidien.
En tout cas, on en parlera, régulièrement, jusqu’à ce que vous plaira.
Vous pouvez acheter le livre en e-book ou dans la version papier ICI
Giovanni Merloni

