Mots-clefs

001_1977 Genova 180 Au début, tu flânais

Au début, tu flânais
de ton air bien discret,
tel un hôte,
au milieu de ces murs
ébranlés.

Rien ne t’échappait.

Puis, en quête de repères
tu es devenu confident
de ton père
homme ardent,
mais enchaîné,
incertain, même prostré
par ses mille corvées,
interminables conséquences
d’actes
enthousiastes et distraits.

Tu es marrant
tel un petit singe
intolérant
de la trop juste tanière
de ton coussin velu.

Vers le ciel,
tu as griffé la fenêtre
comme un drôle d’oiseau
voltigeant sur les mains.

Ton sourire
me désarme à tel point,
que de près je suivrai
tes cabrioles
sans poser de questions,
maladroit compagnon
de visqueux labyrinthes
qui s’étiolent.

002_1977 Genova 180

Giovanni Merloni

TEXTE EN ITALIEN

Cette poésie est protégée par le ©Copyright, tout comme les autres documents (textes et images) publiés sur ce blog.