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001_Uno a 180 La maison d’Atlas

La maison d’Atlas
les décolorées scènes de chasse
les gestes hermétiques
des chevaliers en rose
des dames blondes en noir
les soirs accoudés sur le puits de la lune
les tresses les roues l’escalier de glace
les ronces et le sang dans la formaldéhyde
les récits terrifiants
les chiens raides morts, blancs
enveloppés au dessin des étoiles.

Le cri d’une insupportable torture
d’une vie glorieuse,
d’une mort douloureuse
les cortèges bordant les fossés
le bavardage des statues
les saints moqueurs, les diables moqués
le film des bannières, des icônes
l’histoire habillée de cire
ta bouche violette
ta taille de guêpe
tes yeux tristes et doux
le labyrinthe de nos fleurs de papier
les longues sinueuses colonnes
comme des treillis dans le ciel
le provisoire, le définitif
le calme des marais
l’embarras des sorciers
le chuchotement des poètes
les sphères d’eau du futur.

002_Due 180

Je te charge sur mon char de foin
je souffle sur tes lèvres délicates
le soupir frais du couchant.

Le séisme des émotions profondes
de cette étreinte délirante
de cet enchevêtrement ardent
tandis que je ris pleurs hurle m’afflige
que j’observe derrière un verre opaque
l’amour naissant, l’amour mourant
et ce continu vis-à-vis avec le hasard
que devient ma vie.

Giovanni Merloni

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