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Un train d’ombres

Un train d’ombres
court au ralenti
sur la feuille blanchie
d’un rêve évanoui.

Un train de regards
s’accoude sur le parvis
sur les gestes engourdis
sur les vêtements hardis.

Un train de mots
raconte l’air hébétée
le corps désespéré
des épousailles ratées.

La douleur est une paralyse gelée
dans le lit vide de la nuit
où je poursuis les murmures illisibles
de ta bouche.

Giovanni Merloni

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