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quercianella plage 180

Laube rentre dans le fleuve

L’aube rentre dans le fleuve
et le gouvernail la brise.

Détendu sur l’onde de lumière
ne faisant qu’un avec la barque
ton corps nerveux se liquéfie.

Mais pourquoi je t’y emmène
et que je n’ai pas lié, ô sirène
un caillou noir à la corde
et la corde au cou ?

Le soleil brille sur la grève
tandis qu’une fumée jaune se lève
depuis la cheminée d’une usine
à pic sur les rochers roulants.

Deux bouches se rencontrent
puis elles se détachent
puis elles fusionnent encore.

Mais pourquoi je t’ai laissé monter
et que je ne suis pas encore mort
définitivement mort, ne faisant
qu’un avec le caillou noir et la corde
sur le fond jaune du fleuve ?

Giovanni Merloni

TEXTE ORIGINAL EN ITALIEN

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