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Des guitares sans cordes 

Au printemps, de bonne heure
des guitares sans cordes
se parlent de la lune.
Près du comptoir du bar
les gens causent, savourant
le parfum des croissants
des jambes élancées
des promesses brisées.

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En été, vers midi
des guitares sans cordes
se passent de la lune.
À la terrasse du bar
les gens pleurent, avalant
les rumeurs de la rue
au milieu de robes foncées
et de contes de fées.

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Photo : Claudia Patuzzi

En automne, vers le soir
des guitares sans cordes
se moquent de la lune.
Derrière la vitre du bar
les gens s’effleurent, lorgnant
les reflets des passants
des dames pomponnées
et des tristes pensées.

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En hiver, dans le noir
des guitares sans cordes
s’en fichent de la lune.
Dans la salle du bar
les gens rient, poursuivant
la fumée du tabac
parmi de jolis décolletés
et de rêves embrouillés.

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Giovanni Merloni

Un grand merci à José Defrançois pour le partage amical lors de mon travail de réécriture de ce texte.

Cette poésie est protégée par le ©Copyright, tout comme toutes les autres poésies publiées sur ce blog.

TEXTE ORIGINAL de 1962 EN ITALIEN (Chitarre scordate / Al bar si ride e si piange)