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IMG_3002 Je le sais, tu espères

Saint-André
déverse un brouillard rose
dans le miroir de tes bras.
Le ciel bleu, puis céleste
pâle comme une fresque
a dansé léger, sans corps
autour de la silhouette exquise
de cette coupole grise
dessinée et effacée
par la brume et le soleil.

Je le sais, tu es blonde, comme la vie.

Mais j’ai voyagé
me perdant au milieu
de collines opaques. Bologne,
tel un bout de chair vive,
roule encore parmi les échos
d’arcades en pénombre.

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Je le sais, je peux bien te parler,
m’appuyer à cette pierre
sachant que Rome est là,
devant mes yeux chéris par le vent,
ressuscitée et impunie.

Elle est ici, toujours vague,
insouciante de ses mille couleurs
de ses mille lumières
elle ne jette pas de fleurs
dans ma flaque de larmes.

Je le sais,
traversant ses rues sombres
mon coeur vide, égaré
trouvera ses décombres.

Je le sais, la terre et le temps
séparent les soucis et les rêves
comme des objets oubliés,
des statues ou des rues.

Je le sais, tu espères.

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Giovanni Merloni

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