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Si je rouvre mes yeux

Si je ferme les yeux
te vois juste au milieu
d’un redoutable adieu
que fouettait le vent.

Le soupir de ta peau
suffoquant tes ardeurs,
de ta robe, en troupeau
explosaient tes couleurs.

Je mourais extasié
par ta fuyante beauté
se sauvant dans une fleur
épinglée sur mon cœur.

Si je rouvre mes yeux
dans le noir mystérieux
de la nuit longue d’un vieux,
ton étoile noctambule
par-à-coups me bouscule
en caressant mes rides
de sa voix minuscule
et limpide.

Giovanni Merloni