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Je publie aujourd’hui un texte que j’avais écrit sur le blog de Franck Queyraud [link] à l’occasion des Vases communicants de février 2014.

Le texte de Franck Q., que j’avais publié ici le dernier 7 février, est maintenant sur sa Flânerie quotidienne.

MÉMOIRE ET SILENCE
(Ce texte peut intéresser les lecteurs du Strapontin (et de Finestrino) parce qu’on y fait mention de localités d’Italie récemment citées.)

Il y a un an, en janvier 2013, je vivais encore à Rome, dans une ruelle de Trastevere. Pendant le jour, je me rendais à l’île Tiberina avec le prétexte de la peinture à l’aquarelle. Je devais trouver ma « vue » à moi. Un arbre couvrant une onde ; le pavé du quai, en bas des hauts murs, constellé de trèfles et d’orties. Mais j’avoue que je n’en avais pas envie, préférant flâner à la recherche d’autres prétextes…
Pendant la nuit, dans ma petite chambre pointée vers le ciel, dont personne ne pouvait soupçonner l’existence… j’ouvrais le nouvel ordinateur — un Mac pro que je m’étais accordé en échange d’un de mes tableaux les plus intimes — et je me branchais à ma petite ou grande communauté francophone d’Internet.
Je ne sais plus quand, probablement un lundi soir (le 14 ?), je reçus un mail, dans lequel un certain zambra.zibar 3102… bar m’écrivait ainsi :

Cher ami,
Je t’invite à partager avec moi l’expérience des vases communicants. ….. Le rendez-vous a été fixé pour le premier vendredi du mois prochain. Puisque ce sera pour vous la première fois, vous devrez surmonter quelques épreuves, comme dans une petite chasse au trésor… Je vous propose donc de vous exprimer à partir de cette phrase : « Il fallait accepter la possibilité de tout perdre pour pouvoir se rencontrer. »

Étonné et même épouvanté par cette espèce de déclaration solennelle, je fermai vite l’ordinateur, le faufilai au-dessous du matelas et m’en sortis dans une nuit romaine particulièrement froide et sombre. Tous les bars étaient fermés. Même le Zanzi Bar à côté de Campo de’ Fiori. J’allongeai le pas, jusqu’à la petite place avec la fontaine aux tortues. Le Bar Taruga était encore ouvert : un véritable refuge ou port de mer pour des artistes égarés à la recherche de leur âme sœur.
Le jour suivant, j’avais tout oublié, probablement à cause du whisky qu’à plusieurs reprises une nouvelle amie sculptrice m’avait gentiment versé. Il faisait chaud, une journée de printemps tout à fait inattendue au beau milieu de l’hiver. J’en profitai pour m’étendre à même le sol, appuyant la tête au grand arbre dominant la grève. En cette position préférée, j’achevai trois aquarelles avant de m’apercevoir qu’on était au couchant et que j’avais faim.
Plus tard, l’estomac en difficulté pour la diabolique intrusion d’une pizza aux champignons deux « supplì » et deux bières, je rouvris le Mac pro. Tout seul, il afficha sur l’écran la phrase arrivée par mail : « Il fallait accepter la possibilité de tout perdre pour pouvoir se rencontrer. » Mais, vous ne pouvez pas imaginer avec quelle drôle de réaction je vis paraître sur le même écran l’image que voici. Vous devez vous inspirer de cette photo, disait le mystérieux expéditeur. Ou plutôt vous devez carrément vous rendre dans le lieu concerné. Là, vous me trouverez au rendez-vous. Ce sera le prix pour vos longues ou brèves investigations.

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Mon Odyssée renversée a commencé à 23 h 23 d’une paisible nuit romaine, en face d’un ciel étoilé en concurrence et même en bagarre avec tout ce que mon écran avait pu s’inventer pour m’en détourner.
La nuit, entre le 7 et le 8 février, j’étais presque convaincu que j’avais trouvé l’endroit de la photo. C’était dans la zone de l’EUR, aux alentours du « Fungo », une étrange construction en ciment en forme de champignon empoisonné ayant une terrasse panoramique où l’on avait installé un restaurant cher. La maison cottage avait la même illumination criarde ;  juste à côté, un arbre noir en attitude de poteau pour les enseignes publicitaires avait une forte ressemblance avec celui de la photo. J’attendis longuement près du poteau avant de me faire courage pour frapper à la porte. En fait, avant ce moment héroïque, j’avais vu rentrer et sortir par une petite porte latérale, un par un, des messieurs sans histoire, mais j’étais pris par mes rêves communicants et n’avais rien compris. Je frappai une deuxième fois. Quand la porte s’ouvrit et qu’une femme petite, vautrée dans une serviette de bain, je m’en rendis compte. En rentrant dans la nuit romaine, je comparai le froid humide s’installant parmi les arbres à cette chaleur qui sentait le gazole, d’où cette petite voix m’avait dit « Attendez dehors ! Juste un moment, on a presque fini… »
Quelques semaines avant l’échéance de mars, je reçus un nouveau mail de ce curieux (ou curieuse) zambra.zibar3102…bar dont j’essayais de m’oublier. Puisqu’elle était de toute évidence une femme, je lui répondis, même convaincu qu’on m’avait attiré dans un piège. Je ne dis rien de la rencontre inquiétante dont j’avais raté la suite et que j’avais ensuite regrettée, mais je posais quelques questions : comment faire pour trouver une aiguille dans une botte de foin ?

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La nuit entre le 7 et le 8 mars j’étais à Civitavecchia, garé avec mon petit fourgon Ford comblé de tableaux que j’avais péniblement essayé de protéger avec une grande nappe en plastique. Je lisais et relisais le dernier mail de Zambra Bar en quête d’un détail quelconque qui pouvait confirmer mon choix. Pourquoi Civitavecchia ? Je crois que ce fut à cause de Stendhal, qui y avait longuement séjourné. Mon interlocuteur avait parlé en fait de spleen et de pinède… Il n’en restait pas trop, de pinèdes, aux alentours du port ou j’avais dîné, dans un bar nommé Alhambra. Pourtant j’avais trouvé un coin fort ressemblant à la photo de Zambra, et j’avais même pointé mes jumelles pour lorgner sans risques… Une belle famille de grenouilles ou de crocodiles traînait dans le salon presque vide. Je suis resté quelques minutes dans la position incommode que demande l’observation des tableaux d’Edward Hopper et je suis reparti.
La nuit entre le 4 et le 5 avril j’étais dans le sud de la Toscane, dans un maquis assez touffu encerclant la lagune d’Orbetello, en face du mont Argentario. Pas loin d’ici, à Talamone, est passé Garibaldi à l’époque de l’expédition des Mille. Dans mes pèlerinages dans les points internet de la côte ouest, j’avais échangé plusieurs messages avec le bar Zambra d’où ma camarade essayait, sans trop se soucier des détails, de me renseigner. J’imaginais qu’elle n’était pas trop distante des lieux que je décrivais, qu’elle aurait bien pu me rejoindre… Mais cette fois-là, minuit et demi de vendredi 5, lorsque je vis sortir de la porte illuminée un homme à cheval je me sentis soulagé.
Car je n’aimais pas trop l’idée de passer le reste de ma vie au milieu des moustiques, ayant pour unique engagement la reproduction des tours sarrasines (avec des ombres et des lierres brûlés par le soleil). En suivant les instructions de cette femme aussi invisible que péremptoire, je pris petit à petit l’habitude de conjuguer ma recherche de l’aiguille avec des rencontres abruptes et spontanées avec la population des villages traversés, à laquelle j’offrais un tableau ou des dessins en échange de leur hospitalité. Parfois, ces rencontres se déroulaient dans des Mairies, où l’on se souvenait du passage de mon grand père, député de la Maremme toscane, comme de mon père aussi. Parfois, les circonstances étaient plus modestes, de rencontres juste à côté de la route nationale, l’Aurelia, ou dans des méandres de la campagne où se perdre ce n’était pas trop rare.
La nuit entre le 2 et le 3 mai se passa à Quercianella, dans le jardin abandonné d’un hôtel particulier où séjournaient des amis de famille que nous fréquentions pendant l’été 1965.
Ce fut cette nuit-là que je m’aperçus du cactus sur la gauche de la photo. Je m’en aperçus parce que cette fois la plante tropicale était sur la droite… À quoi bon rester, alors ? Un petit doute. La photo que je gardais, désormais chiffonnée et méconnaissable, dans l’ordinateur, avait bien pu subir une rotation horizontale ! Je m’approchai de la fenêtre, sans crainte d’être vu. Le vacarme à l’intérieur m’avait rassuré. J’appuyais le nez. Deux familles en vacances (anticipées aux premiers jours de mai ?) se passaient un coussin jaune tout en criant un mot :
— Zanzibar !
— Zombie !
— Catacombe !
— Catastrophe !
— Apostrophe !
— Espion !
En entendant ce dernier mot, je m’aperçus que tout le monde me regardait, sans arrêter de rire. Heureusement, ils n’avaient pas peur de moi. Interloqué, je rentrai dans mon fourgon et me lançai vers le nord.

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Nonobstant cette série décevante de rencontres ratées — et de « vases » dont j’envoyais, je ne sais plus où, mes textes farfelus —, je ne décidai pas de revenir en arrière, comme il aurait été logique. La nuit, j’avais créé une grotte confortable dans le vide des tableaux vendus ou, pour mieux dire échangés.
Le jour, ma gloire parfois me précédait. Des familles m’offraient un verre de vin rouge avec des fromages et du jambon, d’autres m’adoptaient, au pied de la lettre, pendant quelques jours. Je prenais des photos pour en tirer plus facilement des portraits, ou bien j’acceptais le petit cilice d’une fausse scène de pose.
Au passage de la frontière entre l’ancien grand duché de Toscane et la plus austère Ligurie, les choses changèrent. La vente des tableaux devint de moins en moins facile, ainsi que la réalisation des portraits. Je dus me borner aux stations d’essence ou j’attendais patiemment des clients pour leur proposer le portrait et mettre ainsi de côté l’argent nécessaire pour le voyage.

J’étais dans le splendide village de Vernazza la nuit entre le 6 et le 7 juin. J’avais somptueusement dîné dans la terrasse de Gianni Franzi, juste en face du petit port naturel. J’avais montré la photo au garçon du restaurant, chargé aussi de l’entretien des barques. Étonné de ce coup d’œil inattendu (il dit effectivement le mot « inattendu ») il pointa le doigt vers le ciel : il y avait même la lune.
En fait, derrière le restaurant, sur la façade opposée au port, je trouvai le grand arbre noir sur la droite, le cactus sur la gauche ainsi que la maison illuminée de la photo numérique. Je ne dus pas trop attendre. Des gens m’attendaient. On m’invita à rentrer et m’offrit un deuxième dîner. Vers deux heures de la nuit, lorsque tout le monde allait se coucher et que je traînais à la recherche d’un fauteuil ami, une jeune femme m’interrogea très discrètement jusqu’au point où le malentendu fut expliqué.
En fait, je m’étais trompé de « vase ». Mais la femme, qui s’appelait Arianna, fut très gentille. Nous trouvâmes la façon de nous arranger pour la nuit et profitâmes de notre flirt ensommeillé pour échanger nos savoirs.
Elle était un peu sorcière aussi. Tout en fouillant dans les détails de ces mails mystérieux, elle me lisait discrètement la main et regardait attentivement dans le fond de mon œil. Résultat. J’avais bien fait de fouiller dans les pinèdes et dans les bars, ainsi qu’à Civitavecchia (la vieille cité). Peut-être devais-je maintenant pointer plus nettement vers l’ouest en m’éloignant de mon centre ancien pour en trouver un nouveau.

Vendredi 5 juillet, ayant désormais aux épaules le doux souvenir des cheveux chevaleresques d’Arianna, je commençais à douter du choix de Chiusavecchia (la vieille écluse), une localité à l’orée de la montagne où les édifices en pierre, blanchis par le soleil battant, n’avaient apparemment rien affaire avec ce que la photo reçue en janvier représentait. Pourtant l’étrange sortilège qui me suivait m’apprêta, dans le village de Lucinasco (juste à côté), une énième surprise. Apprenais-je à m’attendre ce que pendant une vie entière j’avais toujours classé dans l’inattendu ?
Dans une maison de Lucinasco, au rez-de-chaussée d’un restaurant célèbre, fréquenté par de riches familles piémontaises, il y avait une lumière allumée. Je frappai plusieurs fois, sans obtenir réponse. Je poussai légèrement la petite porte. Il n’y avait personne dans cet appartement assez confortable, avec ses deux fauteuils, ses bibliothèques… Sur la table il y avait un ordinateur allumé. Je m’assis. Par un déclic invisible et soudain, toutes les lumières s’éteignirent et l’ordinateur, seul comme un roi sur son trône, commença à me parler.
Il s’adressait sans doute à moi, par une voix (féminine) toujours changeante. Un flux continu de phrases sérieuses mêlées à des expressions plus abruptes, venant apparemment d’anciennes conversations téléphoniques… Parfois, j’avais la sensation de reconnaître une voix, une certaine voix particulière que je n’écoutais plus depuis longtemps…
Mais c’était en français ! Je n’avais pas le temps de m’arrêter à réfléchir que dans mon passé, à part Sylvie et Marilène, deux bonnes amies tout à fait fraternelles, je n’avais jamais eu d’amoureuse française ni francophone non plus…
Tu peux rester, tout le temps que tu voudras ! conclut cette voix d’un ton officiel. Pourtant, ton destin sera marqué par l’Ouest l’Eau, l’Amour et l’Inattendu.

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Ce fut ainsi que vendredi 2 août je traînai inutilement dans un village près de Nice où je trouvai l’ouest et l’eau, mais pas l’amour, ni l’inattendu non plus.

Vendredi 6 septembre, je fus à Avignon, où je fis une très agréable visite à Brigitte Célérier qui m’expliqua mieux comment cela marchait avec les vases communicants. Elle essaya de me faire réfléchir. N’était-ce pas étrange cette aventure qui se répétait toujours la même, avec cette photo de plus en plus usée qui se reflétait toujours dans un coin qui lui ressemblait comme une goutte d’eau ?

Vendredi 4 octobre je fus Carcassonne ; vendredi 1 novembre je fus à Toulouse ; vendredi 6 décembre, à Saint-Jean-de-Luz, je commençai à ressentir quelque chose de nouveau.

Vendredi 3 Janvier 2014 Arcachon m’accueillit dans sa Ville d’hiver. Comme si j’avais habité ces lieux depuis toujours, j’y restai deux semaines. Une jeune galeriste ayant de rapports constants avec Paris me proposa un accord. Il suffisait que je peigne deux tableaux par semaine. Elle aurait fait le reste. Vous êtes très jolie, mademoiselle, et je suis sincèrement tenté par votre proposition, lui dis-je. Mais je dois encore réfléchir. Donnez-moi juste un mois. Je sens que je suis proche de mon but.

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Blaye, 7 février 2014

Ma chère Brigitte,
Dorénavant, tu pourras bien dire que les vases communicants peuvent recouvrir une fonction, servir un but, ou même sauver une personne, un couple, un amour. J’ai suivi tes conseils et, petit à petit, voilà mon nid (à deux). Il y a longtemps, au temps de Rome, on s’était fâchés, moi et Silence. Car il voulait absolument que je m’adapte à l’idée de partir en France, de devenir française, de couper carrément les ponts avec notre passé. Oui, je le sais, il ne me demandait pas cela de façon explicite. Mais, tu comprends combien ses attitudes pouvaient m’agacer. Je suis Romaine, je vivais dans une ville où l’on parle très peu de langues, juste un peu l’anglais, avec plein de fautes !
On s’est séparés, il m’a longuement cherché… Je croyais que je n’en voulais plus de lui… Un jour, en me promenant sur le pont reliant l’île Tiberina au Portico d’Ottavia, je l’ai vu. Complètement étendu sur la grève, il peignait. Je suis tombée amoureuse à nouveau, follement. Pourtant, tu le sais, je m’appelle Mémoire. Je ne pouvais pas oublier ce qui s’était passé « avant » entre nous. Je ne voulais surtout pas que cette situation se répète. Nous avions besoin d’avancer, de poser des bases nouvelles. J’ai décidé alors de risquer. J’ai entamé une longue fréquentation de l’ambassade de France (piazza Farnese) et grâce à ma formidable mémoire j’ai appris la langue de Voltaire avec une rapidité et une efficacité surprenantes. On m’a offert un travail à l’ambassade, ensuite je me suis transférée à Bordeaux, où je travaille maintenant au DRAC d’Aquitaine.
Des amis de Rome, très obéissants à mes ordres, tout en gardant le silence avec Silence (qui d’ailleurs ne demandait rien), ils ont pu constater qu’il m’aimait encore. Oui, bien sûr, il ne dédaignait pas d’éventuels flirts de passage. Mais, il était désormais incapable de se refaire une vie. « Il est prêt pour la Légion étrangère, me dit Pierina. Tu peux bien te lancer dans la phase deux ».
Pendant cette année, que j’ai consacrée aux vases communicants pour l’attirer dans mon filet, j’ai eu plusieurs fois peur qu’il fît demi-tour. Je l’aurais définitivement perdu. Le moment plus critique, excuse-moi Brigitte, est arrivé juste après son passage par Avignon. Je ne sais pas pourquoi, mais là il a eu une crise profonde. Surtout, il risquait de briser son habitude au silence. La dernière crise s’est passée à Arcachon… Mais son amour pour moi résistait encore.
« Il fallait accepter la possibilité de tout perdre pour pouvoir se rencontrer. »

Brigitte ferma l’ordinateur. Tout de suite après le ralluma. Comment leur rencontre dans la forteresse de Blaye s’était-elle passée ?
Le couple reconstitué (ou pour mieux dire le nouveau couple) s’était borné à publier une phrase assez décevante que Silence avait gardée dans une poche de son fourgon :
« L’art de la rencontre se développe normalement entre deux personnes qui se fréquentent déjà. Dans le couple, un des deux se charge d’alimenter leurs rencontres par une séquelle d’inventions de tout genre. Mais avant, il faut développer l’art du rendez-vous ou, pour être plus pratiques, l’art de l’embuscade ».

Texte : Giovanni Merloni

Thème : « Il fallait accepter la possibilité de tout perdre pour pouvoir se rencontrer », phrase emblématique que Franck Queyraud a empruntée à sa collègue Bénédicte Junger

Photo : FloH 

écrit ou proposé par : Giovanni Merloni. Première publication et Dernière modification 28 février 2014

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