Mots-clés

débris été 2014 180

Je suis sorti (débris de l’été 2014 n. 1)

Mes chers lecteurs,
Comme je vous avais promis, hier j’ai achevé la publication d’une partie consistante de mes poésies. Je vais maintenant les ranger, les relire et aussi les modifier pour les recueillir en 8 groupes qui feront peut-être l’objet d’une ou plusieurs publications. Elles resteront bien sûr consultables sur le blog, bientôt avec l’aide, j’espère, d’une liste encore plus efficace et facile.
Au cours de la publication de mes poésies, je ne vous ai pas demandé de la clémence ni de la patience. Je vous les demande maintenant. Car je suis convaincu qu’il y a encore, là-dedans, nonobstant les efforts (et les conseils de quelque « maître »), des passages ou des nuances qui ne sont pas adaptés à exprimer jusqu’au bout en français mes véritables intentions poétiques.
Je vous remercie donc encore plus vivement de m’avoir suivi nombreux en me confortant dans cette aventure !
Évidemment, on ne peut pas s’arrêter là. Il faut relancer ces « corps » poétiques aussi dans d’autres contextes, dont le principal, pour moi, ce sera celui de revenir, j’espère, à la publication sur papier.

Quant à l’activité future…
Je ne connais pas dans les détails votre vie, mes chers lecteurs et blogueurs. Je sais seulement que, petit à petit, la somme des engagements librement assumés dans notre univers peut conduire à une vie d’ermite. Notre coin — un fauteuil, un cabaret rouge pliable, un iPad et un Mac pro, dans mon cas — se transforme facilement en « antre » (mot très efficacement introduit par Brigitte Célérier, que je me permets d’adopter comme si c’était le mien). Il arrive aussi très souvent que notre appartement même devienne un « antre ». Un lieu sombre et assez confortable où se déroule notre compétition-assise. On ne sort plus, sauf dans le cas où notre blog s’alimente de l’observation du monde autour. En ce deuxième cas, il est possible que notre « antre » nous accompagne…
Quant à moi, jusqu’à hier je ne sortais pas. Je ne sortais plus, même pas pour faire le tour de l’immeuble (en fait je n’ai pas un chien nommé Borgo comme nos voisins du troisième étage).
Aujourd’hui, je suis sorti. J’avais dans la poche juste l’iPhone, mais je me suis empêché d’y regarder les statistiques ou quoi que ce soit…
Je me suis même empêché, pour le moment, de raconter ce que j’ai pu faire ou voir au cours de ma fuite. Je pourrais le faire juste dans l’esprit d’un décalage net entre mes actions et émotions et la vie du blog.
Parce que je commence à avoir le suspect que les blogs, ils ne nous appartiennent plus. Ils sont comme des femmes qui ne nous aiment plus et pourtant prétendent que nous soyons là, près d’elles, à leur dire « j’aime »…
Dans les prochains jours (pendant ce mois d’août dont une petite partie sera d’ailleurs consacrée à une brève vacance à Saint-Malo), je n’afficherai pas mes tableaux ni mes photos, en dehors de celle ci-dessus, dont je vous parlerai, peut-être.
Et je sortirai beaucoup, car je me suis aperçu que j’ai un « nouveau passé » à fouiller dans les rues de Paris et de la France. Pas seulement le passé que j’ai appris dans les livres ou dans les bouquins ainsi que dans les myriades d’images que j’ai photographiées avec mon œil inconscient. J’ai « mon passé français-parisien à moi » qui m’attend et m’invite à sortir. Il me parle d’abord avec les mots qui ont marqué, comme des cailloux sur la piste d’Ariane, l’aventure de mon installation. Il assume, ensuite, la voix et les gestes d’une petite foule de gens qui sont entrés dans ma vie et parfois dans mon cœur. Il me rappelle enfin… beaucoup de choses. Je vous demande alors de patienter.
Je vais profiter de cet août iconoclaste pour vous débiter quelques petites fragments de tout cela.

Giovanni Merloni

écrit ou proposé par : Giovanni Merloni. Première publication et Dernière modification 5 août 2014

CE BLOG EST SOUS LICENCE CREATIVE COMMONS

Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé.