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001_poesia extremis005 180 Ce matin-là

Dans la boîte de carton
aux rideaux roses,
une musique à la radio
brisait, somnolente,
l’élan magnanime de l’aube.

Dans la cour vide
aux fleurs déchirées,
mon humeur hésitait
désemparée
devant le miroir de notre étreinte.

Ce matin-là
qu’il était difficile
de lever la tête,
de serrer ta main,
d’engloutir le nœud gelé
d’un souffle sincère
nous acheminant
parmi les magnolias
et les petites fleurs célestes.

Ce matin-là
qu’il était difficile
d’accepter les chimères
de la vérité
me rendant au réverbère
de ton regard ambré.

Mais ce matin-là,
tu avais la terre entre les dents
et tes cheveux
n’étaient que les racines
d’un trajet interminable
depuis cette peine d’hérétique
jusqu’aux bruits lents
de la vie.

Giovanni Merloni

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