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Mes chers lecteurs,
voilà une réécriture assez particulière. D’un côté, pas trop convaincu de mon ancien poème consacré au « mystère de Bilbao », j’étais aussi convoqué, inconsciemment, par les articles de paumée (Brigitte Célérier) sur le « Flamenco ». De l’autre côté j’ai essayé de mettre les bases, ou pour mieux dire « les pieds » pour une chanson (au masculin et au féminin, avec de très petites différences) consacrée à ce nom, à la ville qui porte ce nom ainsi qu’à l’idée d’une danse forcenée que ce nom même pourrait entraîner.
D’ailleurs, je ne saurais pas dire pourquoi ce nom m’intrigue. Ce qui est sûr, Bilbao s’inscrit dans une liste « d’objets chéris » avec Lisboa, Pessoa, Socoa, sertão et — pourquoi pas ? — Falcao, un grand footballeur de la Roma, l’équipe de mon cœur…

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Une danse à Bilbao

Je vais cherchant, de rue en rue, à Bilbao
ta figure dansante, tes jambes charnues
ta robe rouge de soie, ton sourire ardent
ton cœur secret s’ouvrant aux gens indifférents.

Tu me disais : « on va s’aimer à Bilbao
fouillant parmi les oies et les pensées perdues
au milieu d’un nuage et de maisons en chœur
dans cette ville-là que je connais par cœur. »

Dieu seul le sait combien j’adore Bilbao
le nom d’une ville que je n’ai pas connue
où tu t’effondres, le beau visage bronzé
le corps se déhanchant en une danse effrénée.

Tu me disais : « je t’attendrai à Bilbao
dans les échos des pas, les éclats des rires
seule, j’endosserai ma jupe zigzagante
dansant pour toi dans la musique absente. »

Tu n’aurais dû jamais partir à Bilbao
m’attirant sans issue dans un chagrin pareil
cela me fait mourir, et j’étouffe l’orgueil
dans une rue sans arbres, démunie de soleil.

Giovanni Merloni

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Une danse à Bilbao
(si l’on veut la chanter au féminin)

Je vais cherchant, de rue en rue, à Bilbao
ta figure dansante, tes jambes charnues
ta chemise de soie et ton sourire ardent
ton cœur secret s’ouvrant aux gens indifférents

Tu me disais : « on va s’aimer à Bilbao
fouillant parmi les oies et les pensées perdues
au milieu d’un nuage et de maisons en chœur
dans cette ville-là que je connais par cœur. »

Dieu seul le sait combien j’adore Bilbao
le nom d’une ville que je n’ai pas connue
où tu t’effondres, le beau visage bronzé
le corps se déhanchant en une danse effrénée.

Tu me disais : « je t’attendrai à Bilbao
dans les échos des pas, les éclats de rires
seul, j’endosserai ma veste plus charmante
dansant pour toi dans la musique absente. »

Tu n’aurais dû jamais partir à Bilbao
m’attirant sans issue dans un chagrin pareil
cela me fait mourir, et j’étouffe l’orgueil
dans une rue sans arbres, démunie de soleil.

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Giovanni Merloni

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