le portrait inconscient

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Au musée, 1963 (Ambra n. 15)

17 dimanche Nov 2013

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Ambra

128_au musée def antique 180

Giovanni Merloni, 2013

Au musée

Une robe en soie vient de m’étreindre
et les anges marmoréens du musée
viennent de m’embrasser
eux aussi

et pendant que cet air envoûtant me serre les tempes
j’essaie  de penser
de me souvenir si jamais de ma vie
une chose pareille ait vraiment pu m’arriver

car je ne suis jamais rentré là-dedans
et par sûr je n’en suis pas sorti
ni avec toi ni sans toi

d’ailleurs, je ne te connais pas
je ne possède rien de toi
petite gazelle blonde
rien que ce foulard minuscule
parfumé déchiré oublié…

J’ai vécu dans un rêve improbable
et pourtant tu existes, bien charnelle
ravie bruyamment par un bois d’arbres tendres
ou alors tu es seule, lointaine ou voisine
et ne sais plus retourner.

Giovanni Merloni

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Rideau noir, 1963 (Ambra n. 14)

16 samedi Nov 2013

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Ambra

127_anna_silvana def 180

Giovanni Merloni, 2013

Rideau noir

J’ai enlevé tous les fils, toutes les antennes
et le ciel est tombé

(tristement notre amour lui aussi
s’est écrasé au sol)

entre-temps
le vent sèche mes lèvres
et les hommes se piétinent
réciproquement
et le train siffle sur le goudron
et les voitures crissent sur les rails

entre temps
je cherche une main courante dans la nuit
et, pour te faire plaisir
je souffre les vertiges
pour toi qui d’un coup
d’emblée, de but en blanc
tu ne prouves aucun plaisir
à me toucher voire à me voir

entre temps
le soir secoue de nids d’oranges
et toi tu embrasses ce front
dont tu ne veux plus

entre temps
le vent frappe à la porte
et cette montagne tombe sous nos pieds
cette montagne de chiffons
de papiers, de poupées et de fils
subtils épais embrouillés
cette montagne brumeuse
avec son ciel noir

entre temps
tu me dis Bonjour,
ne t’inquiète pas :
finalement, il fait beau !

Giovanni Merloni

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La missive

15 vendredi Nov 2013

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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126_rita 1 180

Giovanni Merloni, 2013

La missive 

Tu ressembles à ce ruban
refermant mes lettres d’amour
au demain attendu
au présent supporté.

Tu ressembles aux glycines aux palmiers
à l’herbe dans le vent
au couchant main dans la main
aux dessins sombres se cachant
derrière des lignes très serrées.

Tu ressembles à une jeune fille
qui me parle un jour dans le noir :
à ses récits confus de craintes, d’amours
d’odeurs de vies lasses.

Tu ressembles à la saveur
d’une bise gelée
d’une gorgée d’angoisse
d’un retour à la maison
lent, répétitif, désolé.

Tu ressembles aux soirs du mois d’août
aux mots voltigeant au milieu des grillons
aux rêves dans le foin
aux contes des fêtes.

Tu ressembles à des attentes
calmes, palpitantes, brûlées
épuisées par une lourde fatigue.

Tu ressembles à une plume noire
qui vole parmi les livres
et caresse les objets
avant de descendre assurée
dense et pleine comme un nuage
mais gentille, sans menaces
comme le soupir d’un dieu.

Tout comme cette plume fertile
tu envahis les choses, en es éprise
jusqu’à te confondre avec elles.

Et tu n’es qu’un seul mot
dans le chuchotement incessant
une voix muette dans le silence
une heure de paix dans le temps.

Giovanni Merloni

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Ne cogite pas ! 1974 (Stella n. 29)

10 dimanche Nov 2013

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Stella

125_ragionamenti 180

Ne cogite pas ! 

« Ne cogite pas ! »

Et pourtant
(me bouchant les oreilles)
je m’adonnais aux délibérations hardies
pour combattre le désordre,
pour lancer des actions immédiates,
pour offrir une voie souple et adaptée
à chacun des efforts qui se somment.

« Ne cogite pas, arrête !
Cela tue, il y a là pis
que les cigarettes ! »

Néanmoins j’ai de la nostalgie
pour mes méditations farfelues
m’aidant à me libérer
d’une mélancolie sans nom
me suggérant un autre titre
à la douleur, aux causes
véritables, me trouvant
– ô libre arbitre ! –
des fausses jolies réponses.
Oui, c’est vrai,
c’étaient des solutions
presque toujours trompeuses ;
quant à moi, indispensables
pour ruminer encore.

« Ne cogite pas !
Laisse tomber les cercles oisifs
les fausses idoles, le rythme vain
de longues heures solitaires. »

Cela dit, je ne me repens pas
de toutes ces divagations solennelles
qui cultivaient le rêve
d’une journée géniale ou folle
où le monde changeait
de mes propres mains ;
je ne me dérobe pas non plus
au compte-rendu vaniteux
de mes rares instants raisonnables
de mes petits bonds d’intelligence,
d’indulgence, d’abrupte vitalité.

« Arrête ces examens répétitifs,
obsessionnels, ces paperasses
toujours inachevées, imprécises !
Renonce au lyrisme exagéré
de situations qui sont toujours
trop particulières. Efface
tes maladroites admissions
de faiblesse !
Ne cogite pas ! »

Et pourtant je reviens en arrière
(en quête du bonheur perdu)
à ces rares sorties dans la nuit
au courage, à l’insouciance
de ces feuillets de paroles
explosives, aux dénonciations
des comportements ambigus
des desseins scandaleux
qui démasquaient la ruse
d’un système touche-à-tout
invisible, inouï
qui enregistre, photocopie
vire, embauche,
affichant de la tolérance
même pour la débauche…
(pourquoi m’arrêtais-je
à la débauche ?)

« Ne cogite plus ! »

Oui, d’accord, je me sauve
vais survivre dans ce monde
qui cogite à vide…

[Il se tut.]

Giovanni Merloni

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On démarre par de gestes sombres, 1974 (Stella n. 28)

09 samedi Nov 2013

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Stella

124_jeanne et marcello 1 180

Michelangelo Antonioni, La Nuit (1961)

On démarre par de gestes sombres 

On démarre par de gestes sombres
se prenant pour d’élans intimes.

Tout de suite après
on glisse dans la complicité,
dans l’échange continu de paroles :
d’abord déjà beaucoup, ensuite même trop.

Dans le temps d’un oui ou d’un non,
l’on passe aux sourires, aux caresses
aux rêves hors des lignes
d’un discours long et large
ne concernant plus déjà
ni moi ni toi.

Des épisodes comme celui-ci
tout en mangeant leur queue
nous surprennent
par cette leçon amère
de la précarité de l’amour
par ce doux ingrédient
de l’incertitude
(joker irremplaçable)
nous attirant nous-mêmes
vers ce gouffre de joie,
nous obligeant à pâtir,
à comprendre, tout en songeant fuir
seuls, ensemble, éloignés le plus possible
des autres.

« Maintenant, je ne peux pas être heureux
parce que je n’en sais rien de toi.
Et pourtant, je ne pense qu’à toi ! »

124_jeanne et marcello 2 180

Michelangelo Antonioni, La Nuit (1961)

On va se voir tout de même, aussitôt :
je deviens l’épisode
que tu vois guindé
entre deux broches ;
je ne suis qu’un souffle
écrasé par le bruit de la foule,
la voix d’une Skoda rouge
perdue dans le trafic des boulevards.

Rendez-vous ce soir,
devant la grande affiche
en bas de l’échafaudage :
est-ce toi celle qui traîne là-bas,
ainsi sérieuse ?
Non, tu es l’autre ne faisant que sourire !

Tu m’as fait presque peur :
cela fut le moteur
de mon long détour à l’orée des surprises,
cela fut le souffleur de mon « toi » de gamin
agressant tes épaules très exquises.

« Maintenant, je ne peux pas être heureux
parce que je n’en sais rien de toi.
Et pourtant, je ne pense qu’à toi ! »

Giovanni Merloni

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Tandis que le désordre le plus total, 1974 (Stella n. 26)

03 dimanche Nov 2013

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Stella

122_mentre ridotto 180

 

Giovanni Merloni, 1971

Tandis que le désordre le plus total

Tandis que le désordre le plus total
envahit la chambre
et que du dehors
un vacarme pénètre
de bruits superposés
autant que flèches de paroles
coulant malhonnêtes
parmi les lames
de poussières lumineuses 

tout en partant, rentrant
empruntant donnant
vivant mourant
haletant reposant
amant fuyant
courant dormant
toi et moi, un jour
nous avons changé.

Tandis que l’abandon
longuement théorisé
désormais assumé
m’endormit
je me soumets volontiers
à la paresse retrouvée
à l’inséparable mort-aux-rats
à la mélancolie, à l’angoisse,
jusqu’au moment où
une petite honte jaillit soudaine
pour ces heures inénarrables
pour ce va-et-vient de sensations
fastidieuses
pour cette roulette russe
frôlant sans éclats
de petits massacres

tout en partant, rentrant
empruntant donnant
vivant mourant
haletant reposant
amant fuyant
courant dormant,
moi et toi, un jour
nous avons vieilli.

(Il est possible qu’on en succombe,
que d’autres s’en émeuvent
que la vie au dehors continue
jusqu’à l’extinction des bruits
jusqu’à la dissipation de l’été
dans les ombres larges
des feuilles sèches de novembre).

Au milieu de cet enchevêtrement
de pensées sans bras
de courses sans jambes
parmi ces peines solitaires
la seule vue d’un dessin
embrouillé et confus
me ramène à l’esprit
l’envie désespérée
de sortir du sommeil
pour retrouver la force
le détachement
la sérénité, la tenue
de m’en aller hagard
habillé d’ingénus désirs
au milieu de visages adultes :

tout en partant, rentrant
empruntant donnant
vivant mourant
haletant reposant
amant fuyant
courant dormant,
sans toi, je suis
une catastrophe.

Giovanni Merloni

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Va commencer l’escarmouche, 1974 (Stella n. 25)

02 samedi Nov 2013

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Stella

121_fauteuil 180

Va commencer l’escarmouche

Va commencer l’escarmouche
de tes mots tranchants
de tes analyses lucides
de tes appels à la cohérence.

Tandis que je me sauve
dans le silence étrange et connu
d’un miroir en pénombre

et que je me remémore
de la vieille commode
des portraits jaunis
des cheveux blancs
collés à la brosse noire

et que je sursaute
aux échos dans ma tête
des hurlements du rémouleur
parmi les éclaboussures irisées
sur la route bouillonnante

je me souviens en bloc
de toute ma vie

(je devrais te la raconter
pour qu’elle se revête de son sens,
pour qu’elle se débarrasse de ta mesure).

Va continuer la bagarre
de ta jeunesse
de mon velléitaire cynisme
de la fausse gloire
de cet homme prétentieux
assistant en spectateur
détaché et bouleversé
d’une illusion cachée.

Désormais, je ne t’attendais plus !
Rentre, que vais tu faire
sur le pas de la porte ?

Giovanni Merloni

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À l’improviste, 1974 (Stella n. 24)

27 dimanche Oct 2013

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Stella

gelosia 83 part 3

À l’improviste

À l’improviste, cela pourrait jaillir
de cette paresse névrotique
où nous ont plongés
des paroles rituelles
efficientes, obsessionnelles.

À l’improviste, cela pourrait monter
à la surface par la nausée
par le désir caché et même la conscience
des heures et des heures
gaspillées, données en cadeau
à l’aliénation.

Mais cela ne servirait à personne.

À l’improviste,
me saisissent de nouveau
cette ville une fois étrangère
monotone désormais
et cette rue pleine de monde
qui va et vient.

gelosia 83 part 1

À l’improviste, la brume dehors
gratte la porte et pousse au dedans
le capuchon du Montgomery
calé sur tes cheveux frisés
la tête tourbillonnante
les mains se réchauffant
dans les poches
le souvenir de nous deux
chair et peau et odeur
dans ces quelques instants d’insouciance.

À l’improviste, cette chair de poule
nous déconcerte : « Au secours ! »

À l’improviste, ce besoin urgent
de tomber dans le piège
de me réconforter de cette belle inutilité,
de ces fantaisies lointaines
dont je resterais le seul
propriétaire.

À l’improviste, je me sais seul
tout seul sur le quai léché par le vent
seul sous le siège d’un soleil
dépourvu de chaleur
à l’improviste je me vois seul
les yeux fixés dans les vagues
de la mer, le corps glissant
parmi les barques amassées…

À l’improviste, je me vois
rêvasser de choses solitaires
d’amis et d’amies
de palais somptueux
de marbres très lisses
de statues dans la pénombre.

À l’improviste j’engloutis
la stupeur
d’hirondelles voltigeantes
de sons qui caressent mon angoisse.

gelosia 83 part 2

À l’improviste c’est l’évidence
l’irréfutable constat de la perte :
puisqu’on nous a ravi les clés,
que reste-t-il, que reste-t-il,
de notre cagibi sans fenêtres ?
Que feront-ils, sans nous
ces chiffons et ces balais
qu’une porte verrouillé
emprisonne à jamais ?
Que ferons-nous, proscrits à jamais
loin de ce nirvana qui fut le nôtre ?

À l’improviste, une vague plus haute
un drap amenant le souvenir
imprégné de l’odeur de huis clos
avec la poussière de là-haut,
à l’improviste, l’onde de tes cheveux
de ton corps dansant quand tu étais là
et te faufilais badine
dans une fente invisible
de pensées ou de choses.

À l’improviste, puisqu’elle nous manque
notre boîte de carton au sommet des arbres
devient une place d’arme solide
paresseuse et honteusement heureuse
où je me dégourdis et m’étire
comme un ours léthargique
m’autorisant à ne penser
qu’aux prodiges grands et petits
de nos corps
qui nous rapprochent
de nos mains
qui nous réchauffent
de nos voix
qui nous susurrent dans les oreilles
de nos bouches
qui nous soufflent
sur le cou…

gelosia 83 x poésies automne Iphoto 180

Giovanni Merloni, 1983

P.-S. À l’improviste rien n’était arrivé… Rien que le besoin d’arrêter le temps, rien que l’envie de te voir moins active, moins engagée, moins obsédée, moins résignée à cette sale race de vie. À l’improviste — tout en émergeant de l’ouate d’un sarcophage gelé — je voulais, je désirais, je rêvais…

Giovanni Merloni

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À dix-mille distances d’ici, 1974 (Stella n. 23)

26 samedi Oct 2013

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Stella

119_poste antique 180 À dix mille distances d’ici

À dix-mille distances d’ici
s’explosèrent un jour
l’envie et la rage
de nos gestes ralentis
qu’un fantôme bienveillant
avait relégués
dans le coin noir et gris
d’un lit de ruines.

Ce fut là, rien qu’un jour
que l’utopie urgente s’épuisa
dans le rêve désinhibé
de nos regards effondrés
longs et statuaires
avant que triomphe
(surprise attendue)
le silence animal
d’une descente héroïque
dans les plis de l’été
avant que se brise
l’insouciance grossière
d’un voyage-prix
au fond de tes bras gelés.

Ce fu là-bas, rien qu’une nuit
que ce va-et-vient étourdi
s’échoua dans le labyrinthe infini
de tes cheveux de sable.

Giovanni Merloni

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À quoi bon ? 1974 (Stella n. 22)

25 vendredi Oct 2013

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Stella

mathieu001 180

À quoi bon ?

À quoi bon de vivre ainsi
anxieux ou mélancoliques
enthousiastes ou désabusés
figés ou disponibles ?

Par quel enjeu ou envie
nous devons forcément cumuler des fautes
en mêlant les besoins et les désirs
la matière et le mythe
la terre fangeuse et le ciel ?

D’ailleurs, que ferions-nous
si l’on nous ôtait cet élan d’émigrants
vers tout ce qui est dehors
vers d’autres seuls comme nous
marchant sur de terres détendues
aux vagues noires et perdues ?

Nous partons donc, assurés
attirés par de péripéties inutiles
jusqu’à l’heure où le désarroi arrive
avec la sourde incapacité
le sentiment-certitude
de ne pas suffire à la besogne.

Nous partons tout en reculant
incapables de donner ni de prendre.
Tels des ballots dans la laine
aventureux et désespérés
(visionnaires renonçants)
nous comprimons à jamais
nos forces les meilleures
nos routes les plus inavouées
nos rêves les plus honnêtes.

Nous n’avons pas de refuge ni tanière
et pourtant nous demeurons encastrés à la terre
nous ne savons pas voler
et pourtant nous demeurons dans l’air
suspendus, verrouillés
à cette question hideuse :
à quoi bon ?
à quoi bon ?
à quoi bon ?

Giovanni Merloni

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