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Testament immoral

TIex5_Venise V/VII

10 lundi Juin 2013

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Testament immoral

venezia V 740

Giovanni Merloni, 2013

Venise_005 (chapitre VIII,13-16, Carrosse n. 3, Testamento immorale, p.107-110 Manni Edizioni, Lecce 2006)

Tu tun tu tun
ralentit le train
sous le ciel serein, gelé, sans entrain.
Je sors de la vitre ma tête
fourmillante et triste :
« Non, je ne descends pas !
Peut-être vais-je continuer, jusqu’à Ferrare
et même plus loin, au-delà du Pô
je me régale d’une journée rare
(je vais voir une expo)
à Venise, tiens ! »

Quant à toi
Étoile filante
Étoile matinale
tandis que le train repart
(et que le matin se montre lumineux)
d’ici solitaire, à l’écart
je t’écris sur une carte postale.

Nous partions en voiture
(car tu avais peur du train)
toujours accompagnés
par les chansons héroïques
des Inti Illimani [i]
(il y avait encore
les troïkas  [ii] et les balalaïkas [iii] ;
il n’y avait pas encore
Gato Barbieri [iv]).

À Venise
tu dis « Au secours !»
Mais, j’étais têtu
et dépourvu de flair.
Une nuit, assise sur le lit
tu laças tes souliers
de montagne. Décidée
à conduire toi même
la gondole bleue
qui nous amènerait au feu.

Il s’appelait Omas [v] le stylographe
que tu m’avais donné
que je perdis, malheureux
dans l’excursion  en photographes
vers le lointain Torcello).
J’avais eu juste le temps
d’écrire BÉ-RÉ-NI-CE [vi]
sur ton ruban blanc et bleu
(gauche et drôle d’encadrement
à tes longs cheveux).

Étoile en plein air
tu te précipites sournoise
dans mon ciel turquoise
à la Paul Véronèse. [vii]

Étoile, plongeant
ta belle main dans l’eau,
il te va comme un gant
le canal de Venise.
Dans ce calme, je me consacre
à ton visage ancien
(comme un modèle du Titien [viii])
le parfait simulacre
d’un amour sacré
qu’il fallut profaner.

Giorgione-le-concert-champètre-1510 740

Giorgione (ou Titien), Le concert champêtre (1510) (Les peintres de Venise)

Ton air de feu follet
(ce que m’avait dit dans l’escalier
un collègue de mon quartier [ix])
me rappelle Tintoret. [x]
Mais, le lit sous le toit
fut le centre parfait
de notre plaisir
(Casanova [xi] et Canaletto [xii]
en auraient eu grand dépit).

Étoile sur terre
ton rêve a affaire,
par tes dociles regards,
à Guardi par hasard [xiii]
Et ton je-ne-sais-quoi
de pucelle pointue
à Carpaccio aurait plu [xiv]
tandis que ton nez aquilin
Bronzino [xv] dans ses dessins
l’aurait gardé. Ton rare teint
Giorgione l’a peint [xvi]
mais ta bouche ingénue
est l’œuvre d’un inconnu.

Étoile de sucre et de cannelle
je t’ai mangée et bue
même à ton insu
en jouant du violoncelle
aux abords d’une obscure ruelle.

En sortant de l’Académie [xvii]
sur le pont je t’embrassai
tu dis : « Unissons nos dangers ! »
Je répondis sans réfléchir
« J’ai deux enfants à entretenir ».
Je te perdis avant de manger
te poursuivis avec le gondolier
tandis que toi, en me fuyant
me laissais balader, sans rigoler
parmi les moustiques
du monde entier.


[i] Groupe de musiciens chiliens exilés en Italie après le coup d’état de 1973.

[ii]  Traineau ou luge trainés par trois chevaux.

[iii]  Instrument de musique à cordes très diffusé en Russie et en Ukraine.

[iv]  Saxophoniste de jazz argentin.

[v]  Marque de stylo.

[vi]  Reine égyptienne qui sacrifia sa splendide chevelure à Aphrodite.

[vii]  Paolo Veronese (1528-1588), peintre.

[viii]  Tiziano Vecellio (1490ca.-1576), peintre.

[ix]  Collègue d’ Alfredo B.

[x]  Jacopo Robusti dit le T. (1518-1594), peintre.

[xi]  Giacomo Casanova (1725-1798), écrivain.

[xii]  Giovanni Antonio Canal dit le  C. (1697-1768), peintre.

[xiii]  Francesco Guardi (1712-1793), peintre.

[xiv]  Vittore Carpaccio (1465ca.-1526), peintre.

[xv]  Agnolo di Cosimo dit le  B. (1503-1572), peintre.

[xvi]  Giorgio Zorzi dit le  G. (1477ca.-1510), peintre.

[xvii]  Gallerie dell’Accademia, pinacothèque de Venise.

Giovanni Merloni

écrit ou proposé par : Giovanni Merloni. Première publication et Dernière modification 10 juin 2013

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TIex4_Venise IV/VII

08 samedi Juin 2013

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Testament immoral

001_fiocco bianco e nero 740

Giovanni Merloni, 2010

Venise IV/VII (chapitre VII,6-8, Carrosse n. 2, Testamento immorale, p.96-99 Manni Edizioni, Lecce 2006)

On était bien dans le train
du voyage de noces
mais Venise, oh combien exquise
ce n’était pas le bon négoce
pour retrouver l’entrain.
Et les lumières bruyantes
dans cet air bavardant
rien n’auraient pu changer
à nos malaises stagnants.
Car toi, Nuage rose
serais tombée malade
par feinte et par pose
au risque de te changer, au final
dans une violette et noire
fauvette de trottoir.

002_san marco cupole 740

Dans le wagon-restaurant
de cette fuite à Venise
le voyage fut une ineptie
le temps d’un instant
toi nuage de jupes blanches
moi nid d’envies jamais fatigantes.

On avait déjà oublié
la gifle que t’avais flanquée
tout juste fiancés
on avait juste effacé
tes cheveux rasés à zéro
le balcon d’une bataille rétro
qui même en y songeant me désespère.

Heureux ou drogués
frais époux ou vieux mariés
nous courions, étourdis
parmi des traces de glaces
en mêlant nos haleines
de façon compliquée et obscène.

Mais, à Venise au mois de mai,
il peut y faire un frais mauvais.
Sur le bateau à vapeur
en t’effleurant le cou lunaire
brusquement refroidi
tu ne cherchais qu’un rayon
de soleil solitaire.
Partageant ton mirage
rudement interdit
je chuchotais bon courage
comme tout brave mari.

003_gruppo part 740

Mais l’équipage
devinant le malaise au passage
arrêta le bateau :
« Si tu vas au Campo
Saint-Zacharie
dans un éclair (ou lampo)
tu trouveras une pharmacie ».

Parmi les arcades et ruelles
les gens rudes ou les voyous
les cambrioleurs de frais époux
et les photographes assassins
notre retraite russe
ne se fit sans secousses.
Au Rialto je fis un saut :
les forces t’avaient fait défaut.
À l’Académie sur le pont
je touchai ton front.
À Sainte-Marie-Glorieuse-des-Frères
constatant des symptômes patents
j’appelais tout de suite tes parents.
À l’École de Saint-Roch
tu étais déjà une défroque.

Dès que nous débarquâmes
place Saint-Marc
par un bonjour messieurs dames
on nous fêta.
Nuage fut soignée
courtisée, chérie
et moi, je battis en retraite
faisant chaque jour une promenade
de la pharmacie à la salade.
J’étais habitué, tu le sais
à trainer solitaire
sans horaire, loin des rails.

004_bella bizantina 740

À Venise
cette ineptie de petite fièvre
cet ennuyeux amas de nuages
encombrant l’escalier
au tapis rouge, ce catarrhe vert
collé à la bouche et aux yeux
me donnèrent – toc toc –
un étrange conseil :
« Descends, visite, fouille tout
ne te soumets pas à ses tabous,
accoude-toi au parapet
pour fixer dans ta mémoire
sans hâte et circonspect
les ombres et les lumières.

005_nicoletta 69 740

Giovanni Merloni, 1969

Nuageuse, elle t’attendra
affalée sur le lit
tout en scrutant, distraite
ton image usée.
Et quand les deux Mores
frapperont vivement sur les cloches
elle dira que c’est toi qui tape sur elles
et qu’un Nuage est avec toi, là dehors
dans cette ville sensationnelle ».

006_venezia 69 part

Giovanni Merloni

écrit ou proposé par : Giovanni Merloni. Première publication et Dernière modification 6 juin 2013

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TIex3_Venise III/VII

06 jeudi Juin 2013

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Testament immoral

001_venezia II sur VIII part_740

Giovanni Merloni, 2013

Venise III/VII (chapitre VI,14, Carrosse n. 1, Testamento immorale, p.82-91 Manni Edizioni, Lecce 2006)

Une lointaine mi-août
dans la cohue
de la gare
on cherchait une place
(mois Amas d’os, tu Puce)
sur deux pachydermes froids
alignés sur le même quai.
Tu partais au sud:
il y avait le mot NAPLES
et je me dirigeais au nord :
mon mot c’était VIENNE.
On t’attendait bien sûr dans l’île,
moi je serais inconnu à Venise.

Oui, un quinze août
caressé par le vent
et ce nœud à la gorge :
« Et si le tambour
du Grand Hôtel Terminus
se mettait à tourner
à une vertigineuse vitesse
provoquant doucement
un mélange des gens
qui vont et  viennent ?
Par hasard à ta place
sur le train d’en face
(du moins en août)
pourrait se faufiler
une silhouette similaire
de longs cheveux à caresser
en plus d’une mimique faciale
à la tienne égale !
Pourrait-il le destin
se tromper pour une fois
en plaçant près de moi
sur le train
au lieu d’une tête d’hôpital
ton minois original ? »

002_finestra 740

Je parlais, peut-être
(ma voix s’éteignait)
mon wagon partait
le premier. À la dérive
dans la mer véritable
ton wagon fend l’écume
silencieusement.
Me semblent être des plumes
tes cheveux dans le soleil
douce ta voix aiguë
ne hurlant que trois mots :
«Venise pue !»

Mon train dépourvu
de futur et de passé
se dandine, circonspect
de rail en rail
d’aiguillage en aiguillage
en abandonnant  Rome.
Tant mieux, tant mieux
le « non » insupportable
du train qui part
est moins désespéré
que le « plus jamais » inexorable
(sans art ni part)
d’un coup de fil
crûment coupé.

Brusque et absent
le train me ballotte
jusqu’au point où je ne trouve
(opiniâtre, anguleux)
la position rare
dans l’engrenage :
presque mort je m’allonge
dans le berceau en œuf
savourant un voyage
souriant et piteux
comme un costume nouveau.
« Mais, qui va me consoler ? »
Désormais, je ne peux plus
sauter en bas du train
revenir à la gare
t’enlever rageusement
de ton engagement,
désormais je n’aurais
plus le temps. Toi
tu me scruterais ébahie
depuis le wagon parti
ou bien  d’une autre vie.

003_colleoni part 740

Tant bien que mal balancé
(désormais aux alentours
de Saxa Rubra)
dans ma poche je découvre
ton chapelet d’ambre
emprunté cette nuit
où je te donnai une raclée.
Incrédule, enivré, j’ai écarquillé
les yeux et les oreilles
en lisant sur ta bouche
une hideuse comptine.
« L’Italie est longue,
une rallonge électrique
au milieu de la mer,
j’apprends à naviguer
sans toi, sans ton pas
et sans tous les appas
de tes paroles rares.
Tu t’obstines à voyager
sans jamais te persuader
que tu n’atteindras jamais
le but de ton aller.
Ne pas savoir attendre
est la règle principale
pour un être animal
déplacé et brutal
comme toi, mon ami.
C’est pour cela que je te cède
et jamais ne me concède.
Une exception imprévue
est ton être pensif
impulsif et spirituel
est ton train fantaisiste
rarement arrêté dans une gare.
J’aurais pu bien t’attendre
dans la clarté lunaire
mais, oubliant l’exception
– tout en embrassant la règle –
tu as eu trop de fringale
en voulant m’étreindre
dans cette petite cabine
au milieu des moustiques.
Tu disais : je te veux
Ambre Ambrine Ambre belle
dans le jardin du roi.
Tu n’as pas su le faire
tu m’as fait peur
mais j’ai eu l’idée belle
de hurler sans hésiter :
Ve-ni-se ça pu-e !
Ve-ni-se ça pu-e !
Ve-ni-se ça pu-e !»

004_venezia ospedale 740

Ambroise en miettes, taquine
comme une lame de rasoir
agréable comme une cigarette
par mon invitation ahurie,
je t’aurais de près serré
dans cette chambrette ambulante.
Tu n’es pas venue,
quelle défaite !
Pourquoi je ne t’ai pas forcée ?
Pourquoi tu n’es pas ici avec moi
au lieu de tant parler ?
Avais-tu vraiment l’envie
de démystifier
mon incertain voyage
entre le nord et le sud familial,
entre mon être
et mon paraître ?
Je veux me convaincre, Ambre de bise,
que j’aimerai Venise
pour la forte odeur d’égout
dans les canaux à l’ombre
sans oublier Bologne
et ses arcades sombres.

La patrie de Romagne
(partie, hélas, à l’heure)
se découvre heureuse
dès qu’on l’a dissociée
de cette assez compliquée
famille napolitaine.
Mais, durant le voyage
je prends enfin courage
je cesse d’être otage
aussi bien de ta règle
que de ton exception.
Quant à moi, je n’éprouve
aucune répulsion
envers l’odeur de lagune :
un prétexte vraiment incapable
de m’arrêter
si j’avais voulu me jeter
à l’eau avec mon amour fatal.
Je comprends, à présent
que tu étais jalouse
même plus que la normale
de mes envies banales.

Ambre-film
Ambre-rataplan
Ambre-tambour-battant,
enfant têtu
seul et au désespoir
je cheminais dans Venise
animé par le caprice
de te traîner accrochée
obéissante et triste
comme une cravate
chiffonnée par le vent.
Je destinais à toi seule
tous les jours de tout un mois
les ruelles et les églises
et ces ponts de pierre
et l’envie d’y camper
de m’étendre à terre
en feignant de jouer
de la guitare.
Il y avait toujours
une place pour toi
parmi les ombres et le soleil
sur la terre et sur l’eau
(trouble et stagnant
miroir géant).
Il y avait un souffle
de véritable mer
égal au tien
dans les nuits solitaires
parmi d’heureux amoureux
dans le dernier bateau
vers le Lido.
Tu m’écrivais : «Je ris
tout en léchant des glaces.
Derrière les luminaires,
est apparue la lune,
là- bas, près de l’embarcadère
sous l’étoile fixe
la mer c’est une lagune ».

005_venezia nuova base 740

Ambre-île
je t’ai jouée même aux dés
aux échecs et trésette [1]
au cours de quarante ans
longs et vides
sans jamais plus tes grimaces.
Je préfère regarder au dehors
le couchant des émotions
mais s’ajoutent des ardeurs
des présages  de douleurs :
C’est toi qui chantes cette chanson ?

« Maître, si aujourd’hui
tu me fais l’amour
et quarante ans après
je tombe amoureuse de toi
comment pourrai-je combler
tout ce temps
désormais passé
sur le rail mort et oublié ?»

Ambre tu es une ombre
heureuse ou malheureuse je ne sais pas.
Réveillé et aveuglé
par le premier soleil, je ne sais pas
deviner mon état
malheureux ou heureux.
Disparaît en sens contraire
bondissant invisible
sur les pierres blanches
le déchirement solitaire
et vraiment indicible
d’avoir été grégaire
en te croyant imprenable.

Lorsque je me complaisais
dans le chagrin de te perdre
je ne connus d’autre balançoire
que le bourdonnement crissant
du fer sur l’écorce
grise et bleue de la mer.


[1] Jeu de carte traditionnel italien.

Giovanni Merloni

écrit ou proposé par : Giovanni Merloni. Première publication et Dernière modification 6 juin 2013

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TIex2_Venise II/VII

05 mercredi Juin 2013

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Testament immoral

001_disegno 740

En profitant de la briéveté des vers d’aujourd’hui, je voudrais adresser à mes lecteurs une recommandation cruciale. D’abord, je ne suis pas le seul à aimer Venise, voyant en elle la plus belle ville du monde. Ensuite, j’en ai écrit et rêvé à plusieurs reprises. Tout à fait banalement, comme il arrive à des armées d’autres mortels, Venise a été pour moi le but de voyages de famille, de voyages de travail aussi, d’escapades culturelles ou de spectacle, le but de mon premier voyage de noces, mais aussi d’escapades secrètes et inavouables, réellement vécues ou imaginées…
Il est vrai qu’en avril 1965 j’avais croisé Le Corbusier, mythe incontournable pour toute ma génération, qui traversait avec ses grosses lunettes et une cravate à papillon la piazza San Marco tout en suivant une diagonale parfaite.
Ce n’est pas du tout vrai, au contraire, que je n’eusse jamais eu de rencontres rapprochées avec cette Diva, personnage mythique elle aussi. Je ne peux pas nier d’ailleurs qu’au cours de notre cohabitation au sein de mon adolescence, elle m’avait suscité de véritables et intenses pulsions d’expérimentation amoureuse.

002_diva 740

Photo : Collection Frères Merloni. Reproduction interdite

C’est surtout à cause de mes rêves inaboutis que j’ai appelé « immoral » le testament poétique d’une vie où l’enthousiasme, la maladresse et le provisoire manque d’attention n’ont jamais frôlé une méchanceté quelconque. Est-il immoral de le dire ?

Venise II/VII (chapitre V,14, Carrosse Restaurant, Testamento immorale, p.72-73 Manni Edizioni, Lecce 2006)

Nous étions à Venise ;
juste au petit matin
la famille dormait.
Au dos de la ruelle
à côté du ruisseau
elle était dans l’ombre la terrasse
de l’Ancien Tatillon : [i]
la jeune fille au balai
caressait les feuilles
(un pigeon-poinçon
lui becquetait les pieds).

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Tintoretto, Susanna e i vecchioni, Vienne Kunsthistorishes Museum 

Je feignais de dormir
dans un lit de bataille
accoudé sur la cour
(unique issue
à mon corps de canaille).
Silencieuse Diva
elle frottait sa jupe
contre le mur
en devinant bien dur
mon réveil impur.
Pour atteindre l’escalier
elle devait y passer.
Je fermai les yeux
Diva souleva le drap
par un fort soupir
et posa doucement
la pointe de sa bouche
sur la mienne
(puis je crois elle s’évanouit)
(et moi mes plumes je perdis).

003_affiche 740Giovanni Merloni 

[i]  “Antico Pignolo”, un des plus fameux restaurant de Venise.

écrit ou proposé par : Giovanni Merloni. Première publication et Dernière modification 5 juin 2013

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Giovanni Merloni « Le train de l’esprit » (2000) – Liste des poèmes

04 mardi Juin 2013

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il treno della mente copertina 740

 le train de l’esprit  (2000) Introduction 

Poèmes selon l’ordre de la publication :

1) 02 — J’arracherai ces haillons (1971-1964)

2) 12 — Je viens de loin (1971)

3) 11 — Madame Rubens (1975)

4) 01 — Drôle d’histoire (1975)

5) 15 — Ton visage est ton nom (1975)

6) 04 — Bologne (1975)

7) 38_ Faux nom, doux nom, sauvage nom 

8) 03 — Dans le rêve, il se sauve (1975)

9) 08 — Par les rues d’une ville (1975)

10) 24 — L’été est tes yeux (1975)

11) 26 — L’hiver est ta bouche (1975)

12) 23 — Le printemps est ta main (1975)

13) 25 — L’automne est tes cheveux (1975)

14) 09 — À la mer (1976)

15) 44_ Mon amie emmitouflée

16) 10 — Adieu (1976)

17) 18 — S’achemine l’été (1976)

18) 05— Let’s spend the night together (1975)

19) 07 — Le train comme une première hirondelle 

20) 42_Easy rider 

21) 48_ Vol de jour 

22) 06 — Saint André (1977)

23) 14 — Toutes mes choses (1977)

24) 065_ Spolète, Todi, Cortone, Gubbio, Assise 

25) 16 — Un voyage à pied 

26a) 081_ La nouvelle vie I/III (1992)

26b) 082_ La nouvelle vie II/III (1992)

26c) 083_ La nouvelle vie III/III (1992)

27) 053_ S’il restait du temps (1991)

28) 41_ Guérir 

Giovanni Merloni

TIex1_Venise I/VII

04 mardi Juin 2013

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Testament immoral

001_cortina arabi 740

Photo : Collection Frères Merloni. Reproduction interdite

Venise I/VII (chapitre IV,10/11, Le va-et-vient de M. Le Train, Testamento immorale, p.50-53 Manni Edizioni, Lecce 2006 –

Dans ma famille très citadine
à défaut de terre et de vigne
on se régalait de villégiatures
à la montagne dans la nature
humant l’arôme de prairies bleues
avant de partir pour visiter
toujours Venise
(et ce n’était pas une bêtise).
Le train
(ne faisant qu’un avec l’eau)
dès son arrivée
sur le Grand Canal
(déférent gandin)
déjà saluait Venise
par une belle révérence.
002_venezia vaporetto 740

Photo : Collection Frères Merloni. Reproduction interdite

J’enfourchais la valise
en m’accoudant au parapet
par une nouvelle franchise
sur le radeau branlant.
Il y avait ce même effet
sur le bateau à vapeur
vibrant parmi les pierres
noircies de terre.
Achevé le va-et-vient
du train frénétique
(se taisant enfin la roue
de la balançoire d’eau)
nous, enfants, accoudés
depuis l’hôtel de l’Ange
nous scrutions la rame
en train de clapoter
parmi les algues, juste à l’angle
du ruisseau lagunaire.
« Oh ! Oh !»
s’écriait tel un héros
(plié sur son flanc)
le gondolier blanc.

003_venezia gruppo 1 740

Photo : Collection Frères Merloni. Reproduction interdite

Piétinant dans Venise
(indécise file indienne
de carrosses humains)
le crescendo de beauté
culminait dans la place
pullulante de pigeons
de drapeaux et de sons.
Impeccable, mon père
très rapide et précis
photographiait la promenade
des sortants entrants
de l’huis tournant
de l’Excelsior-Danieli
immortalisant, parmi les voiles
de ces limpides cieux
les actrices en chair et en os
les magnats à la rescousse
les personnes extravagantes
les milliers de jambes
les faces bronzées
hélas rassurées
par le grotesque succès
en matière de sexe.
004_venezia piccioni 740

Photo : Collection Frères Merloni. Reproduction interdite

Même nous, les enfants
grâce aux graines
qu’on donnait aux pigeons
grâce aux glaces
léchées et  effondrées
(et aux pantalons souillés)
nous arrivions excités
par ces mille émotions
à la rive des Esclavons
où, comme une épice
s’évanouissait Venise
et renaissait venteux
mais dépourvu d’arôme
le ciel menaçant
de mon retour à Rome.

005_venezia campanile 740

Photo : Collection Frères Merloni. Reproduction interdite

Giovanni Merloni

écrit ou proposé par : Giovanni Merloni. Première publication et Dernière modification 4 juin 2013

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Les pleurs côtoient la mort (Nuvola,1967)

27 lundi Mai 2013

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Nuvola

001_statua 180

Les pleurs côtoient la mort (1967)

I
Les pleurs arrosent les fleurs des morts.

La blessure envahissant ce corps blême
c’est le nid d’une mort qui s’affiche
blanche, encore plus que ce mur
de chaux.

Oh, combien de souvenirs
d’un passé partagé !
Et pourtant notre mémoire s’enfonce
dans des plages plus tristes,
plus obscures,
plus nettes
et profondes,
dans des vicissitudes
tout à fait étrangères.

Déjà ses souvenirs à lui
ne nous appartiennent plus.

002_pensoso 180

II
Les pleurs brisent le silence des morts.

Elle est proche, la mort
elle avance vers le lit,
de son pas lent
à coups de griffe
confondus dans l’herbe.

C’est à cause de l’amour
qu’il s’en va
cet homme silencieux.

Il nous dit par les yeux
qu’il va mourir seul
tandis que le sang
lui semble noir,
le ciel juste un nuage
et l’amour
(son amour prodigieux)
juste un reflet
flou.

003_piangente 180

III
Les pleurs côtoient la mort.

Le dernier soir approche
au milieu de l’herbe
et des orties
de son pas scandé
presqu’imperceptible.

Il vient à notre rencontre
ce soir indicible,
fredonnant, juste pour nous,
des mots tellement beaux
qu’il nous faudra
les oublier.

Il rit comme une jeune fille
il nous embrasse
comme une femme mûre,
il nous emporte
comme un fantôme gentil
dans l’étreinte la plus forte
la plus douce.

Giovanni Merloni

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écrit ou proposé par : Giovanni Merloni. Première publication et Dernière modification 11 juillet 2014

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« Les paroles s’envolent, les écrits restent »

27 lundi Mai 2013

Posted by biscarrosse2012 in impressions et récits, mes poèmes

≈ 3 Commentaires

001_ce que j'ai vu 180

Ce que j’avais vu de ce monde insaisissable, ce que tu avais lu de mes découvertes. Ce que j’avais lu dans ce que tu avais vu (complètement différent vis-à-vis de ce que je voulais
— ou pouvais ou devais — dire)… Cela a déclenché une bagarre absurde, une déchirure inutile entre nous, car « les paroles s’envolent, mais les écrits restent », et les mots prennent corps, devenant des ogres, des géants, des armées féroces, des gueules raides renfermées en elles comme des étuis de fer. Peut-être, m’étais-je donné des airs d’importance ou alors mon attitude était tout à fait déplacée, maladroite ou abrupte… Je ne saurai jamais ce que tu penses à présent ; et j’ai peur aussi que tu n’auras pas envie de lire, maintenant, le pénible feuilleton de ma déception et de mon chagrin. D’ailleurs, tu aurais raison à me le dire : « que sais-tu de la vie et de l’amour, ainsi que de l’ennui paresseux et de la mort ? » Pendant une vie entière je suis resté là, immobile, devant de belles images ou des paysages laids, les yeux vides, limpides ou aveugles, lointains ou voisins, hagards ou découragés, tout en croyant que ce que je voyais c’était ma vie ou alors notre vie… La vie n’a pas d’yeux et probablement elle ne se promène pas au long d’une balustrade. La vie ne contemple pas
les paysages.

001_ce que j'ai vu

Ce que j’ai vu ne restera même pas dans mes yeux. Mais je serai là, tous les jours, auprès de cette terrasse accoudée sur la mer où j’attendrai ton regard et ta voix au passage. J’écrirai finalement que ce soir d’octobre c’était un matin de juillet et qu’il n’y avait ni plume ni cahier dans la poche de nos yeux orphelins de toute joie et de tout sens (même le plus provisoire) de la vie.

Giovanni Merloni

écrit ou proposé par : Giovanni Merloni. Première publication et Dernière modification 10 juillet 2014

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Je prends l’habitude de te quitter, 1976 (Ossidiana n. 24)

27 lundi Mai 2013

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Ossidiana

001_je prends l'habitude

Paris, Tuileries-Concorde, 1961

Je prends l’habitude de te quitter (1976)

Je prends l’habitude
de te quitter
essayant de remplir
de chambres en désordre
ma maison vide.

Chaque fois que je suis
seul
c’est à jamais. Rien
ne peut être rendu.

Ce soir d’hiver non plus.

Un ciel sombre,
égaré au milieu des collines,
a fêté, sans lueurs,
notre adieu.

Notre souffle,
jeté sur les paletots,
cherchait, en vain,
nos deux corps
emprisonnés.
Nos mains gelées
ne savaient faire
rien de mieux
que se poursuivre
dans l’obscurité ;
nos bouches avaient
hâte de se taire.

Et pourtant,
cette ivresse de nous surprendre
emportés,
c’était une prison,
un trou noir sous le ciel.

002_je prends l'habitude

Venise, le Canal Grand, 1961

À l’improviste, je perdais
l’amour. À sa place,
je trouvais le silence,
l’étrange embarras
de me sentir
maladroit et décousu,
tandis que,
sous tes yeux,
je me rendais,
sans aucun sens,
loin de toi.

Tu étais la petite plage
secrète
de mon corps mouillé.

Maintenant, tu t’en vas,
pleurant, peut-être.
Il sursaute, avili,
ton étrange chandail
parfumé.

Giovanni Merloni

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Cette poésie est protégée par le ©Copyright, tout comme les autres documents (textes et images) publiés sur ce blog. 

 

« Quel destin ? », 1975 (Ossidiana n. 23)

27 lundi Mai 2013

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Ossidiana

001_quel destin 180

Paris, Montmartre 1961

« Quel destin ? » (1975)

Les lettres que tu m’écrivais,
tes mots, que je fouillais
dans l’espoir d’y trouver
la réponse
à une terrible question :
« Quel destin ? »

L’attente, en savourant la solitude,
quelque part
dans une ville en été.
L’espoir timide d’une nouvelle
rencontre,
le soin minutieux dans le choix
d’un costume
le manque de naturel
dans les mouvements. Le rêve
réprimé et circonspect
d’un corps négligé…

002_quel destin 180

Urbino, Palais Ducal, 1961

Dérangé jusqu’au point
d’être presque indestructible,
mais capable aussi de quelques
actes d’héroïsme,
je suis déjà prêt
à me parer d’une inhumaine
indifférence.
C’est ainsi que la vie
m’a rendu, cette vie
que je ne comprenais pas…

Je me demande, me demande
qui tu es. Qui es-tu, me tenant
dans cet enchevêtrement
de gestes niais ?

Tout en savourant ma défaite,
je découvre que je m’étais battu
sans conviction,
que j’avais essayé une sortie
inutile…

« Quel destin ? »

003_quel destin 180

Versailles, 1961

Je me réponds,
je me demande,
je me soigne,
je tombe malade,
je me cache,
je me manifeste,
mais ils ne servent à rien
ces états d’aujourd’hui,
tourbillonnant comme des galériens
dans un manège vide.

Nous sommes mauvais,
contradictoires,
généreux, impitoyables.
Nous sommes emportés, peut-être,
par la confusion
de temps non choisis, de voyages
forcés, de destins non discutés.
Nous-mêmes,
par une attention scrupuleuse,
nous mettons en crise
un discours juste commencé,
une charge de compréhension,
une envie de libération,
un bref merveilleux vol
au milieu des toits…

Juste au-delà des quartiers
de l’habitude, je voudrais être
reconnu ;
là, je voudrais te connaître
jusqu’au bout…

004_quel destin 180

Venise, île de Torcello, 1961

En attendant, tu m’avais envoyé
quelques chamans
qui m’avaient emmené
près d’un lac séché. Unique
contrainte, regarder vers le sud-est
là où traîne
la constellation des Jumeaux.

La nuit est tombée,
ta lumière s’est allumée.
J’ai arrêté de bavarder
et de prendre des notes
et je t’ai « vue ».

Giovanni Merloni

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