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Un sort « d’ex » à nous (Zazie n. 22)

28 dimanche Déc 2014

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Zazie

001_le sort d'un ex 180

Giovanni Merloni, Bonnie & Clyde à Paris, décembre 2014

Un sort « d’ex » à nous

C’est un sort noir,
celui d’un « ex- »
ex-général
ex-amant
ex-marchand de mensonges
ex-homme, ex-femme
ex-reste.

Cela va tomber mal
aussi
pour ce chant d’amour
— d’hier —
que toi et moi
nous avons traîné
comme un enfant
ou un cancer.

Si je frôle notre existence
je vois bien
qu’elle ne bouge pas du tout,
car tout est devenu figé,
même cette entente coupable
de joies douces et agréables
que nous nous fabriquions
en braves compagnons
au cours des saisons.

Tu es une ex-heureuse,
une ex-crédule,
une ex-confiante dans les merveilles
extasiées
que tu pouvais susciter.

Moi, je suis un ex-vaniteux
de l’envie extravagante
que je pouvais gagner
au cours de mes péripéties
exubérantes,
au bout de mes prouesses
en excès.

Nous sommes deux ex-vivants,
voilà la perte !

Même pour nous
ce n’est pas commode
de disparaître,
ce serait plus facile
de nous rencontrer encore
dans les vies des autres
dans leurs cravates
dans leurs impitoyables carrousels
et même dans leur chaos
exécrable.

Ce serait très facile,
mais nous mourrions
encore plus qu’à présent.
Nous partirions à jamais,
car le monde n’en veut pas
de nos miroirs
ni de notre compassion
d’ex-survivants.

En faisant semblant
de mourir à son tour,
comme une ville russe
assiégée,
le monde brûlerait
plus que jamais
ses maisons
tout autour
de nos ex-corps,
s’acharnant sans détour
contre ce sort « d’ex » à nous
devenu désormais
de plus en plus
exigu.

Giovanni Merloni

TEXTE EN ITALIEN

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Vivre avec une sourde amertume (Zazie n. 21)

18 jeudi Déc 2014

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Zazie

001_brouillard domestique 180

Vivre avec une sourde amertume

Vivre avec une sourde amertume
qui voudrait s’emparer
de notre âme joyeuse.

Vivre avec les sombres déceptions
d’amitiés glissantes.

Vivre avec les brimades
de gens qui voudraient
nous culpabiliser
pour la force effrontée
de notre franchise.

Vivre avec cette minorité
d’éternels apprentis
de nouvelles langues
de nouvelles pistes
et croisements
et décisions
dont des remords ou des regrets
se déclencheront
inéluctablement.

Vivre avec un corps sain
obligé de se battre
contre de trucs invisibles
nous rappelant
les cloches du temps
le besoin soudain
d’une femme qui nous secoure
dans la rue
d’un homme qui nous enlève
de la boue.

Vivre avec les petites découvertes
de plaisirs compliqués
luxueux ou luxurieux
qui nous semblent audaces
ou ridicules
ou égoïstes
ou prétentieux.

Vivre avec un âge
de moins en moins sage.

Vivre avec des sentiments
de culpabilité
se déguisant en superstitions
en excès de sensibilité.

Vivre au milieu des autres
tout en subissant
leurs caresses inquiètes,
leurs emportements incertains,
leur silence brutal.

Et pourtant,
je n’ai pas tué,
je n’ai pas volé (1),
et si j’ai essayé
de courir la chance
je ne voulais pas,
sachez-le,
que chaque jour soit dimanche.

Giovanni Merloni

002_boulangerie 2 180

P.-S.
Vivre avec mes livres
ma petite bibliothèque
à côté du lit,
cela me soulage
ce papier qui résiste,
qui ne change pas d’avis,
ces images fabriquées
par des vers immortels.

Dorénavant,
je marcherai prudemment,
l’œil bon fermé,
l’œil mauvais ouvert,
tout en déversant
dans mon vase ambulant
les gestes d’orgueil et de joie
de mes Maîtres.

G.M.

003_boulangerie 1 180

(1) Les mots en Italic, ont été empruntés au texte de la chanson « Le galerien » de Maurice Druon et Léo Poli (1950), que j’ai connue par la voix d’Yves Montand.

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Monologue d’une Liberté menacée (Zazie n. 20)

16 mardi Déc 2014

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Zazie

Mes chers lecteurs, je vous propose une nouvelle « mise en scène », montée aujourd’hui en fonction du tableau ci-dessous.
J’ai pensé, sans trop réfléchir à la cohérence avec le tableau, à la Liberté républicaine. Il s’agit, dans mon esprit, d’une liberté un peu abîmée, ici et là menacée, qui heureusement tient debout dans notre France aimée, grâce à des institutions solides mais aussi à la circulation des informations et des idées. Paris est l’un des rares endroits au monde où la Culture n’est pas qu’un mot.
Mais la liberté est brutalement attaquée ailleurs, en plusieurs parties de ce monde « globalisé ». Aucune nation n’est sans risque de voir touchées ses libertés.
C’est dans cet esprit que j’ai voulu donner la parole à cette femme « piégée » du tableau. Une femme fière et rebelle; qui s’appelle Liberté. Elle pourrait aussi bien s’appeler Carmen, Violetta, Rosa Luxembourg ou aussi Zazie…

001_liberté en fuite 180

Giovanni Merloni, Liberté menacée, décembre 2014

Monologue d’une Liberté menacée

Tout semble faux
dès qu’on a jeté
la Fraternité
et l’Égalité
(mes deux sœurs jumelles)
à la poubelle.

Déçue, meurtrie,
dix fois séduite,
dix fois abandonnée,
dix fois déshabillée
de mon Nom
(Liberté),
j’essaie de me dérober
aux mélanges des genres
aux mascarades sans joie
à l’hypocrisie du pouvoir.

Au fur et à mesure
que je deviens méfiante,
de moins en moins
j’arrive à me débrouiller
pour imposer, de mon autorité,
ce qui rendrait la force
à mes héros.

Chassée, je ne fais que bondir
comme un ressort fou
dans ce monde déserté
qui a tout oublié
qui ne sauve même pas son cou
tout en acceptant
(les jeux bien fermés,
les oreilles bien bouchées)
ce cloisonnement policier
des humains.

Eh ! Comment ?
Nous, des humains à la nature sociable,
ayant besoin de l’amour
de la liberté
de l’égalité
de la fraternité,
nous nous consignons
les mains et les pieds
déjà liés
aux messieurs sans scrupules
qui voudraient tout abattre…
sans combattre ?

002_liberté en fuite part 180

Giovanni Merloni, Liberté menacée, part. décembre 2014

Toujours à la recherche,
tel un arbre desséché,
de mes branches coupées,
sachez que je refuserai
à jamais, sans hésiter,
toute voie de fiction et de marais,
que je résisterai
jusqu’à recouvrir mes rimes
du sang coulé
et des larmes
qui ont été versées
pour me faire exister
(avec mon nom : Liberté).

En attendant, bien éveillée,
que termine enfin sa course
mon cauchemar affreux,
je saurai garder tout entier
au creux de mon corsage
l’esprit résolu et sage
d’une grande société.

Giovanni Merloni

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Ni l’un ni l’autre (Zazie n. 19)

14 dimanche Déc 2014

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Zazie

001_seconda 180

Ni l’un ni l’autre

Je les abandonne,
ces obtus séducteurs.
Je n’en veux plus d’eux,
de leurs fausses paroles.

Je ne veux pas choisir
ou alors subir

ni le nord ni le sud
ni la mer ni la montagne
ni le point du jour ni le couchant
ni l’occident ni l’orient
ni l’idéologie ni la religion
ni le Ying ni le Yang
ni le 33 tours ni l’i-nuage
(et, quant aux images)
ni l’argentique ni la numérique
ni le livre ni l’écran
ni Pangloss ni Candide
ni Pygmalion ni Papageno
ni le jardinier ni le courtisan
ni le mari ni l’amant.

Ils sont tous déguisés, ils ont tous inversé leurs rôles respectifs.

Je n’en veux plus,
ni de l’un ni de l’autre.

002_prima 180

003_terza 180

Giovanni Merloni

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Le monstre (Zazie n. 18)

11 jeudi Déc 2014

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Zazie

001_le monstre bis part 2 180

Le monstre

Je me le demande
(prudemment).
Combien de fois
(par distraction ou
réaction instinctive ;
par présomption ou impatience ;
par hâte de m’en sortir
ou par manque d’intelligence)
ai-je blessé quelqu’un à mort ?

Combien de fois ai-je tué quelqu’une
le temps d’une vie ?

Oui, il m’arrive souvent de demeurer silencieux,
indifférent,
ignorant,
absent
vis-à-vis
d’une confiance soudaine
d’un dévoilement exquis
d’un dénouement intime
que je recevais en cadeau
ou peut-être en échange
de mes mérites
inconnus
de mes titres
exagérés
de mon apparence
assurée.

Combien de fois
me suis-je retourné
brusquement
sans rien dire ?
Et pourtant j’ai trahi
mon mépris jalousé,
mon envie déplacée,
ma gêne installée
jusqu’au bout
de mes jours inutiles
de mes actions stériles,
jusqu’au bout
de mon trou
sombre et vide.

002_le monstre bis part 4 180

Je ne sais même pas
ce qu’il avait accroché
au mur,
cet artiste courroucé.

Qu’avait-elle relié,
sous la couverture dorée,
cette poète exaltée ?

Non, je passe à côté
des bouquins
des ébauches
des exploits merveilleux,
je ferme mes yeux
tout en interdisant
à mes oreilles
d’accorder quelques instants
au bouche-à-oreille,
aux sirènes d’un chant
tout à fait inattendu
juste au coin de la rue.

Je m’indigne même, hurlant
qu’il y a d’autres choses à faire,
par exemple s’occuper
de nos saintes santés,
car le corps n’en veut pas
de ces fatigues tortueuses,
de ces nuits oisives,
de ces morts
délicieuses.

003_le monstre bis part 3

Et pourtant
je devine vaguement
que ces corps dérangés
bouleversés, souffrants
malgré leur talent et génie
ils avaient juste l’envie
de me faire partager
dans un geste
dans un vers
dans un fin gribouillis
ce que leur révéla
lors d’un jour de folie
la comédie tragique
de la vie.

Ou plutôt,
carrément,
ils subissaient la peine
du seul désir ardent
de partager un jour,
un tout petit instant
de leurs veines
pulsantes.

Rarement,
j’ai commis consciemment,
délibérément
ce délit d’omission,
cette injustice sommaire,
ce manque extraordinaire
d’attention.

Presque jamais
je ne me suis installé
sur la tour élevée
(notamment en ivoire)
pour juger du métier
ou plutôt de l’herbier
aux essences précieuses
d’un autre.

Et pourtant, il suffit
d’un seul jour de bordel,
d’un seul souffle cruel
pour éteindre la flamme
d’une âme.

004_le monstre bis part 1 180

Car je sais bien
par quels labyrinthes sans issue
va se perdre mon esprit

si seulement
Odile coupe le fil
de sa bienveillance
(à cause peut-être
de mon insistance
à vanter mon mal-être)

si seulement
ma voisine Jasmine
qui jamais ne s’envenime
(du moins, pour mes rimes)
fait tomber le rideau
sur mon geste téméraire
sur mon texte liminaire
sur mon envie pendulaire
de sortir du troupeau

si seulement
Adèle me révèle
franchement
sa contrariété
pour ma naïveté
dépassant toute mesure,
pour ma désinvolture
sans clarté.

005_le monstre bis 180

Je me le demande
(bruyamment).
Combien de fois
(par distraction
ou réaction instinctive ;
par présomption
ou impatience ;
par hâte de m’en sortir
ou manque d’intelligence)
me suis-je empêché
les plaisirs de la vie conviviale,
le goût de l’échange
et de la découverte,

de la peur mesquine
que quelqu’un s’empare
de mes champs cultivés
de mes rives mouillées
de mon corps souple ?

Vais-je devenir un « monstre »
moi aussi ?

Giovanni Merloni

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Cette petite joie fuyante (Zazie n. 17)

04 jeudi Déc 2014

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Zazie

001_palloccosa def 180

Giovanni Merloni, La poupée, décembre 2014

Cette petite joie fuyante

Je m’évertue
(puisqu’il n’y a pas d’issue)
à capturer les souvenirs du monde
de ce monde inconnu
dont je peux juste attraper des rayons invisibles
de klaxons inaudibles
hors du mur d’une prison
horrible.

J’aime bien amalgamer
ces images disproportionnées
de personnes saines ou malades
ou mortes
au-delà de ma porte.
C’est bien sûr mon pari,
c’est la fresque d’une vie
qui pourtant s’évanouit
au milieu de mon lit.

Il me faut pour cela
une fatigue immense.
Juste un mot chaque jour
du calendrier
juste une tache sur ce mur
meurtrier.

J’aime bien imaginer
(quand je me raccourcis)
de minuscules abris,
de cabanes sans-souci,
de soupentes secrètes
(interdites aux geôliers),
au milieu de ce bruit
que fait l’olivier
emporté par la nuit.

J’aime enfin me leurrer
à l’idée d’une fenêtre
d’où la lumière pénètre
juste une fois,
au couchant d’une journée.
Avant de m’endormir,
j’observerais peut-être
au-delà de la nuit barrée,
un manège de gens
se dévisageant, se hurlant
réciproquement,
au milieu d’un vacarme accablant, retentissant.

Ce ne sera qu’une fois
qu’une semblable merveille
se produira,
par enchantement.
Ce sera d’un dimanche, l’on verra ma chemise blanche,
ma cravate de vent
mon élégant costume
gris. Mon histoire
ressuscitera, sans amertume,
allègre, en sautillant.
Oui, l’histoire d’avant,
elle revivra sans pudeur
comme une ombre étrangère
et pourtant légère
constellée du bonheur
que je brûlais naguère
avant que j’entre, rêveur,
dans ce cachot
horrible.

Ça ne durera qu’un coup
de toux, le temps
d’un crachement
contre ce mur qui ment :
juste les derniers gestes
d’une folie et d’un drame
qui avaient ravi mon âme.

Il suffira d’un soubresaut
de cet arbre lointain
que je grimpais en vain,
juste le temps d’une rafraîchie,
d’une tempête de vie.
Soudain, ta bouche amoureuse
me dira : « je te comprends,
ce n’est pas à toi
la faute de tout ça. »

Quand on est désormais
bien au-delà d’une renonciation
et qu’on est en prison,
j’ai, tu vois, tout le temps
pour comprendre
ce qui était bien facile
à comprendre : voilà,
je ne me suis pas précipité
tout de suite
à ta poursuite ;
voilà, je n’ai pas lutté
contre la violence du monde.

Pourquoi ne t’ai-je pas volée
(négligeant mes scrupules) ?
Pourquoi n’ai-je pas attrapé
(mettant de côté
mes sentiments de culpabilité)
cette petite joie fuyante
s’éloignant doucement
au-delà de ce mur
horrible ?

Giovanni Merloni

TEXTE ORIGINAL EN ITALIEN

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Tu es près de moi (Zazie n. 16)

02 mardi Déc 2014

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Zazie

Mes chers lecteurs,
Je monte, aujourd’hui, à califourchon d’une nouvelle chimère. Est-il possible de raconter le présent ? Est-il correct de le faire, quand on sait bien qu’il n’y a rien de plus mensonger que le présent ? Oui, les questions sont nombreuses. Et pourtant, je me suis dit que ma vie tant bien que mal conduite ou subie m’autorise à le faire.
Je suis libre. Libre de vivre et de revivre, tantôt en vers tantôt en prose.
Au nom de ce « présent » toujours inconnu — que j’aime pourtant comme une belle femme en retrait se promenant dans une allée discrète —, j’entame aujourd’hui une nouvelle aventure avec vous !

001_enigmistica 180

Giovanni Merloni, À présent, décembre 2014

Tu es près de moi

Un son de téléphone,
puis, des mots bien prévus :
mes sorties audacieuses
en rase campagne
tes silences courus.

Si j’insiste, accablant,
par mes vaines tentatives
à te prendre au filet,
tu te tais, maladive.

Si c’est toi qui me parles
ou plutôt tu m’évalues
encombrant,
je désire m’effondrer
comme un vieil éléphant
accablé.

Et pourtant tu es près de moi.

Je n’oublie pas ta bouche
engloutie dans le fil,
ni ta voix cadencée :
« Parle alors ! Je t’écoute »
« Non, pas de toi… ni de moi ! »
« Ça suffit, je n’ai plus envie
de parler ».

Tu es près de moi
une grande ou petite
île flamboyante
flottante, légère
dans mes baisers
que tu juges modestes
dans mes gestes
sans métier.

Je le sais,
si tu partais triste,
sombre, désemparée,
tu rentrerais riante
dans cette piste.

Même si tu t’éloignes de moi
tu es près de moi.

Regarde, il n’y a
même plus une miette
d’orgueil, ici-bas. Au lieu
de te tuer dans mon cœur,
au lieu de te tromper,
je te poursuis.

Regarde, tu es ici, sculptée
au milieu de mon front,
à l’unique endroit
où la lumière arrive.

Tu es près de moi.

002_ceramica nb paolo 180

Paolo Merloni, Le chômeur, céramique, 1998

Giovanni Merloni

TEXTE ORIGINAL EN ITALIEN

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Elle, la vie, mon amie (Solidea n. 22)

08 lundi Sep 2014

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Solidea

001_elle, la vie 180

Giovanni Merloni, Fenêtre, septembre 2014

Elle, la vie, mon Ariane
est badine et gitane
moelleuse et abrupte
tel un corps sans la croûte.

Elle n’a pas de raccourcis
ni de haltes jolies.
Citadine ou paysanne
elle dévore nos âmes.

Tôt ou tard, nous sortons
d’un petit bonheur bref
pour rentrer derechef
dans un malheur qui dure.

La vie est une torture
de plaisirs inacceptables,
ou alors, dans le sursis
c’est un zapping désagréable
de casseroles et tapis.

Avec toi, je voudrais bien
(qu’il fasse gris ou serein)
de toute façon la vivre,
cette vie de hauts et de bas
mais elle ne veut pas
chavirer, joliment ivre,
dans le compas de mes pas.

Elle, ma vie, mon amie
c’est un gâteau candi
le souvenir de ton cri
désormais englouti
dans un puits…

Giovanni Merloni

Mon « demain » incertain (Zazie n. 15)

17 dimanche Août 2014

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Zazie

image

Mon « demain » incertain

Je n’ai que « demain »
pour tout faire, pour tout
vivre, une dernière fois
avant de partir,
avant de mourir.

Je n’ai que « des mains »,
pourtant chaleureuses.
La gauche, pour réchauffer
ma gorge,
la droite, pour essayer
de calmer mon
estomac.

Je n’ai que « deux domaines »,
ils ne sont jamais vides
ils ne sont jamais pleins.

Je n’ai que « deux dômes »,
l’un à Paris l’autre
a Rome.

Je n’ai que « demain »
pour me caler « de-dans »
ces « deux dômes »
dominants.

Je n’ai que « deux mains »
qui pourtant se « dé-mènent »
dans mes « deux domaines »
ni sombres
ni sereins.

Du jour au lendemain
je n’ai qu’à « dé-manteler »
tous mes « dômes »
tous mes « domaines »
en serrant dans mes « deux mains »
mon « demain »
incertain.

Giovanni Merloni

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Le dormeur de la rue (Zazie n. 14)

14 jeudi Août 2014

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Zazie

001_dormeur de la rue 180

Le dormeur de la rue

Dans un coin boueux
de l’hiver
dans une bande effacée
de l’été
essayant se dérober
aux plus graves disgrâces
un frère humain

(à même la terre
à même la pierre
à même les égouts
à même les eaux
à même les urines),

vautré dans un papier d’or,
il dort.

Giovanni Merloni

Ce texte est strictement lié, pour son inspiration, à l’article Des hommes inutiles (débris de l’été 2014 n. 10)

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