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Je cherche un centre de gravité permanente 

Mes chers lecteurs, mes chers amis blogueurs,
Chacun de nous, dans le blog et par le blog, cherche quelque chose. Tout le monde cherche la gloire, mais trouve déjà un certain apaisement dans la reconnaissance ou tout simplement dans l’intérêt qu’une publication, un jour, peut susciter.
Un besoin de revanche accompagne pourtant la plupart de nos existences, difficiles sinon frustrées par quelques manques ou quelques injustices subies, que nous portons peut-être en nous jusque de l’enfance ou de la « pénible adolescence ».
Je ne crois pas que l’engagement — souvent quotidien et acharné — qu’on met en place pour donner vie à nos créatures tourbillonnantes, puisse vraiment jaillir du désir de conquérir un prix quelconque de la part de nos semblables visibles ou invisibles. Je ne le crois pas, même si cela fait bien sûr plaisir et que nous devenons bruyamment jaloux si nous avons le sentiment de n’être pas suffisamment appréciés et reconnus…
Chacun de nous voit plus ou moins consciemment dans le blog — et dans l’engagement pour lui donner vie — l’occasion… pour trouver ce qu’il cherche depuis toujours…
Mais, avant d’arriver à une réponse, qui ne pourra pas être conclusive, je veux essayer de trouver une justification à cette réflexion. Pourquoi parlé-je de cela ? Pourquoi vais-je ressusciter ces questions aussi délicates qu’inopportunes de la « reconnaissance » et de la « satisfaction » ? Sont-elles des sujets qu’on peut toucher avec une telle désinvolture ? Certes que non ! Mais je suis arrivé à frôler une réponse, valide pour moi… quand j’étais en train d’essayer de ranger plus logiquement mes articles pour rendre mon blog plus accessible et transparent qu’avant.
L’occasion banale de cette « réorganisation » venait du récent « atelier de réécriture » du recueil des poèmes « d’avant l’amour » dont je me retrouvais deux versions différentes. Je devais finalement choisir et j’ai choisi de refouler dans les tiroirs les anciennes versions pour laisser à la surface ce qui est le résultat d’un travail assez sérieux.
À partir de cela, je me suis tout de suite aperçu que mes publications, au-delà même de mes intentions, avaient suivi toujours les mêmes pistes : l’amour, la mort, les autres, l’Italie, la France, la République, la guerre, la paix, la lutte envers la guerre et la violence, la lutte pour la liberté et la paix. Et puis la famille, le père, le grand-père, le frère et la sœur — rarement convoqués, mais infatigablement présents —, et mes enfants, ma femme, les femmes, et cetera.
J’ai suivi — comme j’ai déjà eu occasion d’éclaircir — des pulsions contradictoires, mais en fin de compte tout à fait logiques. Comment peut-on s’obstiner à sacraliser ceux qui nous ont généré sans mettre en piste une petite stratégie de vengeance ? Mais, évidemment, nous ne nous arrêterons pas à cette désacralisation affectueuse. Il faudra essayer de creuser en nous-mêmes ou, pour mieux dire, continuer à creuser.
Je me suis aperçu qu’au-delà des poèmes, créés depuis la nuit des temps pour tout révéler et tout cacher en même temps, la plupart des publications du « portrait inconscient » tournaient autour de cet arbre généalogique et en définitive des traces plus ou moins nettes d’identités errantes. D’ailleurs, le premier article de ce blog a été occasionné par une glorieuse photo de famille ! Comme vous verrez, après mon rangement indispensable, on pourra découvrir l’existence d’un fil rouge reliant entre elles les publications du « Portrait d’une table » à celle du « Strapontin », tandis que les contes et récits rarement se détachent de cette quête primordiale de l’identité et de la liberté.
Voilà, je vous laisse fouiller dans les
catégories et les mots-clés les plus importants, que je vais intégrer, dans les prochains jours, en installant sur la colonne de gauche une liste complète de toutes les publications. Et je retournerai bien sûr sur cette discussion que je viens juste d’amorcer.
Pour l’instant, d’une chose je suis certain : en dépit de mon penchant irréductible pour la digression et la fuite, je cherche avec opiniâtreté, contre tous et contre moi-même, un centre de gravité permanente. Ou alors je l’ai déjà trouvé.

Sommaire

les unes du portrait inconscient
atelier de réécriture poétique

commentaires
Coup de cœur
Terrasse Gutenberg
Poètes et Artistes Français
Portraits d’Auteurs Italiens

contes et récits
La cloison et l’infini (4)
Clair et calme avec balcon (19)
Les Contes du Strapontin (13)
Rome ce n’est pas une ville de mer (2)
Un curieux rêve
Cent jours (2)
X Y Z W (8) (partagé avec « petite grande histoire d’une famille »)
Portraits d’amis disparus (3)

alphabet renversé

il quarto lato

petite grande histoire d’une famille
Portrait d’une table
Portrait d’Italie
Portrait d’un tableau (5)
album d’une petite et grande famille
L’installation (2)
Le Strapontin (44)
Débris de l’été 2014 (20)
X Y Z W (8) (partagé avec « contes et récits »)

poèmes
avant l’amour (56)
ambra (60)
nuvola
stella
ossidiana
Ma semaine à moi
luna (21)
le train de l’esprit (32)
romamor
La nouvelle vie (3)
testament immoral
je suis parisien (29)

dissemination webasso-auteurs

vases communicants

Giovanni Merloni