le portrait inconscient

~ portraits de gens et paysages du monde

le portrait inconscient

Archives de Catégorie: mes poèmes

poèmes publiés dans le portrait inconscient
groupés en collections avec les suivants Mots-Clés :
Avant l’amour
Ambra
Nuvola
Stella
Ossidiana
Luna
Solidea
Zazie
Testament immoral

La valse sans temps (Zazie n. 47)

15 samedi Oct 2016

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

≈ 3 Commentaires

Étiquettes

Zazie

001_la-valse-infinie-1-180

Giovanni Merloni, La danseuse géométrique, gouache 2016

La valse sans temps

Une lampe en papier huilé
déferle ses rayons hésitants
sur les aquarelles ouatées.

Une caresse transparente
avance, habillée de parchemin
défaisant ta coiffure indolente.

Dans la nuit froide des bibelots
combien de fois m’as-tu fait cadeau
de la chaleur de ton corps libéré ?

Telle une porte ouverte au vent
tu t’es laissée traîner dans la boue
par ton chevalier servant.

Telle une tente ensanglantée
tu t’es laissée bercer sans bouger
par ses rudes mains gelées.

Ce ne fut qu’hier, dans ce froid sidéral
que je n’ai pas reconnu ton corps nu
ni mes baisers éphémères et crus.

Mais déjà, tu reviens, papillon opiniâtre,
t’enlisant dans mes gestes de plâtre
te hissant sur mon île saumâtre.

Une joie déchirante m’envahit
lorsqu’avec toi je roule au bout du lit
lorsqu’avec moi tu glisses dans la rue.

Parmi les chats blessés sans honneurs
et les icônes parsemées de jolies fleurs
nous roulons sans vacarmes, sans odeurs.

Au petit jour se réchauffe ton nez,
grimpent haut les rez-de-chaussée
vers la coupole de carton satiné.

Voilà, nous nous sommes réveillés
épuisés, endoloris, émerveillés
d’être tombés ici, sous le ciel de Paris.

Où étions-nous, au juste
quand tu disais que je m’incrustais,
et que la valse infinie se terminait ?

Paris se moque de nous
ne cessant pas de nous accorder
ce qu’il nous est désormais arrivé.

Giovanni Merloni

paris_chamontin Photo d’Élizabeth Chamontin (@Souris_Verte) que j’ai empruntée
sur Facebook avec son accord.

Elle me sourit, ma fée (Ossidiana n. 8)

10 lundi Oct 2016

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

≈ 3 Commentaires

Étiquettes

Ossidiana

001_pioggia-2-180

Elle me sourit, ma fée

Tel un gribouillis aux couches
impertinentes, où se dessinent
vertes, violettes et violentes
ses épaules et sa bouche,
elle roule jusqu’à terre
s’enlisant comme un lierre.

Telle une étoile couchante
serpentant, au ralenti
parmi les gestes hardis
et le long monologue
de l’amoureux en vogue
elle lâche prise, anéantie.

002_pioggia-3-180

En se mirant, minable
dans son miroir instable
habillée, déshabillée
pâle, ébouriffée
sensuelle et spartiate
elle me tire la cravate.

003_pioggia-4-180

Esquivant mes idées fixes
de prétendant prolixe
elle se roule et se glisse
dans le courant sans émoi
d’un astronef sans poids.

Puis, s’effondrant
dans une épaisse nasse
de poissons noirs et d’argent
elle s’engouffre sans métier
dans une vitrine étanche
d’où resurgit, bleue et blanche
tel un gauche scaphandrier
sans armure ni dents.

De sa main sans blessure
elle me jette, tel un gant,
un patin transparent
puis s’arrête, sans murmures
et, sans perdre sa verve
bien qu’aux abois, elle m’observe
tandis que son peignoir chinois
roule à terre, finalement.

004_pioggia-1-180

Depuis le bord d’un calice
grouillant de mon sang chaud
et d’autres inexorables délices
roulant en un soubresaut
au fond de mon gouffre refoulé
inconnu, inventé
elle me sourit, ma fée.

Giovanni Merloni

TEXTE ORIGINAL EN ITALIEN

Cette poésie est protégée par le ©Copyright, tout comme les autres documents (textes et images) publiés sur ce blog.

« Jamais je ne le saurai, parce que je ne serai pas là… »

27 mardi Sep 2016

Posted by biscarrosse2012 in impressions et récits, mes poèmes

≈ 2 Commentaires

Étiquettes

Amarcord

001_riccio

Bologne, via del Riccio (rue du Hérisson)

« Jamais je ne le saurai, parce que je ne serai pas là… »

Entre-temps, j’ai la sensation de désapprendre à exprimer ce qui me touche intimement. Ou alors c’est la conscience de n’avoir jamais dit jusqu’au bout ce que j’avais envie et nécessité de dire. « La langue aidant » : voilà une expression fausse et inefficace ! La langue en elle-même n’aide pas les êtres humains à s’exprimer jusqu’au bout. Elle les pousse, au contraire, au fur et à mesure qu’ils en obtiennent la maîtrise, à trahir la vérité en l’édulcorant ou l’abandonnant à elle-même comme s’il s’agissait d’un objet mal fichu.
Pour écrire, il faut avoir surtout du courage. Est-ce que j’en ai ?

002_verso-san-luca

Bologne, Promenade vers San Luca

Entre-temps, je voulais vous parler de la nostalgie que des événements récents ont déclenchée en moi. J’avais alors essayé d’expliquer la nature de ma nostalgie à moi, jaillissant du manque d’une personne ou d’un groupe d’amis sinon d’une foule de camarades, réunis en assemblée ou rassemblés en cortège pour fêter l’humanité ou pour lutter contre la guerre, par exemple.
Je voulais revenir sur mon sujet primordial, celui de la nostalgie pour une « ville-personne » que je ne cesserai jamais d’aimer et regretter.
Mais les mots s’amoncellent les uns sur les autres jusqu’à former une barricade encore plus inextricable que celles de 1848. Il me faudrait un livre entier pour exprimer efficacement les nombreuses facettes de ce que j’appelle « nostalgie ». Mais c’est un travail long, qu’on ne peut pas couper en épisodes pour le faufiler dans un blog. Cela m’empêcherait d’ailleurs de répondre à la contrainte indispensable de faire rigoureusement disparaître, comme le ferait Georges Perec, le mot honteux (nostalgie).
Devant une telle difficulté, j’ai alors décidé de m’aider avec quelque chose d’évident, capable d’aller bien au-delà de mes mots et même de les réfuter.

001_via-petroni

Bologne, via Petroni

Quand j’observe la photo ci-dessus, par exemple, ce n’est pas seulement la chaleur humaine de l’arcade qui m’attire comme un aimant, c’est la lave basaltique qui revêt le sol d’une couche rose, lumineuse, dont je connais la consistance souple et élastique sous les chaussures. Il me suffit de reconnaître en cette promenade un parcours connu, dense de souvenirs (de mari, d’amant, de père ou de camarade) ; il me suffit de savoir combien je me sentais « chez moi » quand je plongeais ici, exactement, dans cette arcade au croisement entre via Petroni et via San Vitale… pour effondrer dans un état d’impuissance et de malaise :
« Je ne peux pas être là ! Je ne peux surtout pas m’y rendre d’un instant à l’autre, même en changeant de parcours, allongeant le pas, courant si nécessaire. C’est impossible ! »

004_dalla-guccini-vecchioni

Lucio Dalla, Francesco Guccini et Roberto Vecchioni

Me rendant sur You Tube, je peux me faufiler sans être vu dans ce bistrot qu’à Bologne on appellerait « trattoria », en y retrouvant trois chanteurs très célèbres de ma même génération : Lucio Dalla, Francesco Guccini et Roberto Vecchioni. Cette scène, que je n’hésite pas à appeler incontournable, ramène, dans mon présent de quarante ans depuis, un monde qui n’existe plus, dont je ne regrette pas seulement la générosité de la jeunesse, mais aussi, surtout, l’humilité et le partage évident de goûts extrêmement simples. En 1977, les trois chanteurs étaient déjà bien connus et aimés en Italie. Là, dans cette petite « scène de vie » ils se comportent tout à fait spontanément comme trois gamins à l’école buissonnière… Le sentiment de joie indicible que provoque en moi cette interprétation de la célèbre chanson Porta Romana pourrait alors se résumer en une phrase assez redoutable :
« Ce qui compte c’est de saisir le présent au vol, de profiter de la joie immense que peut offrir un moment de partage et de complicité. Le document qui garde ce présent révolu et perdu possède d’ailleurs, en lui-même, la force d’évoquer une époque que d’autres aussi ont vécu… »

005_guccini-vecchioni

Francesco Guccini et Roberto Vecchioni

Donc, si je regarde la photo d’un lieu bien connu et chéri, je peux arriver à avoir l’embarrassante sensation d’y être, tandis que si j’assiste à un film tourné dans un contexte familier où tous les éléments contribuent à rendre la saveur unique de la convivialité dans le même temps, le même espace et le même lieu, j’ai sans doute, jusqu’aux larmes, l’émotion d’y avoir été.

006_dalla

Lucio Dalla

Le même ressort se crée dans mon cœur sensible quand je relis une poésie. Là aussi, le présent est figé et même embaumé comme dans un film. Or, la plupart des poésies du temps de Bologne restent là, accrochées aux murs de cette ville insaisissable. Elles font partie de moi et elles sont aussi, pour moi, inaccessibles. Comme cette arcade, via Petroni, ou cette trattoria où les trois mythes de la chanson bolonaise se donnaient souvent rendez-vous.
Mais j’ai une poésie très importante pour moi où cette règle se brise ou prend d’autres allures plus compliquées. Parce que là, plongé dans cette Bologne qui était alors ma ville à moi — la ville d’où je n’envisageais absolument pas de partir à nouveau —, je vivais une autre étrange nostalgie, où la jalousie se mêlait à l’envie :
« Jamais je ne le saurai (ce qui t’arrive là-bas) — par ce que je ne serai pas là… »

007_la-primavera-75

Giovanni Merloni, Le printemps (part), 1975

Afrique

I
Au-delà de l’écume copieuse
s’effondrant parmi les mouettes et les requins
la proue de fer se laissera emporter
par le tourbillon de la hâte
et le précipice des nœuds.

Au bout de moult fonds marins
brisant le silence du bateau corsaire
surgira, blanche,
une passerelle inconnue,
écrasée par le va-et-vient
agile et léger
de silhouettes et valises
se promenant sur le fil, indifférentes
au vacarme des moteurs
aux péremptoires clameurs
surgissant des étalages
de melons et bananes.

Tu glisseras, attentive
à chaque homme, à chaque costume
épiant ta surprise
devant l’éclosion soudaine
d’autant de figures et de voix.
En courant, tu écriras
le récit stupéfait du tourbillon
de tes pas nonchalants et légers
parmi les gens d’Afrique,
de cet étourdissement
de couleurs et d’odeurs
parmi les fumées de la drogue
les bouffées de poussière et de vent.

Tu fermeras les yeux
pour photographier
ce que tu n’arrives pas à voir,
tu les rouvriras
pour te découvrir heureuse,
ou alors tu trébucheras, tombant
le tête première
dans la mer épaisse du port.

Tu te sauveras ? tu mourras ?
L’ont t’amènera, blanche,
au-dessus des têtes ?

Jamais je ne le saurai — parce que je ne serai pas là.

003_moto-3

Giovanni Merloni, Voyage en scooter, 2013

II
Au milieu d’un nuage de sable et de confettis
un cirque gigantesque est parti :
un cheval à deux roues, noir et rouge
va courant, apeuré
délabré et solitaire
au bord des arbres que le vent a courbés.

À demi endormie tu t’appuies,
confiante, sur l’épaule noire de cuir
en avalant l’eau le soleil le vent
et cette voix si tendre
qui, lugubre, va et vient
se faisant juste entendre :
« Ne pars pas… Attends-moi !
Ne vois-tu pas que je suis déjà là
en bas de l’escalier
prêt à te prendre ? »

Tu t’étends, résignée
sur la selle arabe, t’accoutumant,
paresseuse, au rythme du désert
et ton regard caresse, entrouvert
les visages noirs de soleil
se promenant aux côtés
de la piste africaine. D’un coup
tu reconnais mes cheveux
la courbe pensive et boitante
de mon solitaire destin.

004_afrique-3

Bologne, via Indipendenza

III
Mais tu es encore ici, en Italie
voyageant
au milieu d’une plaine sans couleurs,
sur la route aveuglante du sud
où je ne vois que l’ombre
caressant l’asphalte
d’un bolide élastique
d’où pointent identiques
deux casques irisés
qui se parlent, empressés
ou alors, cognant à l’unisson
contre de tristes encombres
tragiquement se taisent.

Combien de temps doit-il durer
mon égarement ?
En quel moment d’un jour réel
tu descendras de cheval ?
À quelle heure, en sueur,
tu sortiras de ton scaphandre
comme Vénus de sa coquille ?
Et quand te montreras-tu,
femme d’un autre, enfant d’un autre
sœur d’un autre,
nue et spirituelle
dans mon écran ?
À quelle heure avons-nous fixé
notre rendez-vous mental ?

005_afriue-4

Bologne, via Indipendenza

IV
À l’heure « hache » tu partiras pour de bon
en brisant les lignes du ciel.
À distance, j’entendrai une déchirure :
mon fantôme incommode
tombera de voiture
mais aussitôt il se relèvera
tout en époussetant son veston.
Juste quelques bleus
m’auront coûté nos rêves,
trois fois je te saluerai
trois fois je te rendrai
ce baiser volé
trois fois, délice de mon passé
émigrera de mon corps essoufflé
un soupir désespéré.

Tu me laisseras seul
mais toi aussi tu seras seule
quand tu dirigeras tes yeux à terre
et que tu trouveras
parmi les ombres voltigeantes
mon nom : un billet
froissé, une souillure de couleur
un petit geste.
Que seront vides alors les mots
retentissants dans les tunnels gonflés
dans le feu follet des mirages
le mots que pulvériseront les ailes grises
de l’avion africain !

Tu me laisseras un volumineux espoir
à consommer lentement
mais ce sera opiniâtre, grossier
le ver rongeur du désespoir :
tu partiras avec un homme de bois
tandis que moi, resté à terre
je construirai un château sans parois
en boules de sucre et verre
où je garderai, bien cachée
ma pensée dominante.

Impeccable et sincère
habillé en blanc, je sortirai dans la rue
et marcherai sans cesse
sur les quais sans espoir
d’une gare consacrée à l’ennui.
En ce temps spasmodique
par une avidité boulimique
je déchirerai un à un les mêmes jours
que tu avaleras gentiment
sur le haut tabouret brinquebalant
de ton long comptoir africain.

006_afrique

Bologne, via Indipendenza

V
Arrivée en Afrique
tu déjà te renfermes
dans un coin solitaire
essayant de saisir, en vain
au milieu des lueurs et des nuées
les tambours lointains.

Mais Bologne n’a pas
de voix, elle réussit seulement,
par d’efforts généreux,
à lancer juste de rabougris
signes des mains. Quant à moi,
je ne suis pas capable
de parler. La tête
entre mes doigts, gémissant,
je poursuis ton ombre
qui paraît et disparaît,
mais je trouve sous les arcades
l’Afrique
au-delà des collines
l’Afrique
parmi les âmes foutues
et les soldats inconnus
l’Afrique !

006_afrique-5

Bologne, via del Pratello

VI
Hier, tu es déjà rentrée
touchée (gravement, durement)
par le mal d’Afrique, incertaine
(visiblement, cruellement)
sur quoi faire.
Tu ne m’as rien raconté
même si, distraite et assommante
tu as déroulé un tapis rugueux
coloré d’histoires luxuriantes
et fumant d’anxiété.

Hier, saine et sage,
l’Afrique a ramené ici
ta silhouette sauvage
déjà prête à frôler, ravie,
les parapets de pierre
et les vieilles portes cochères
libre de regarder, malicieuse
les persiennes entrouvertes,
les rideaux de lierre
patronne d’afficher, douteuse
un feint gêne, une modeste surprise
devant l’insouciance heureuse
de la clé qui nous ouvre, agile,
une chambrette exquise.

Hier, une nouvelle envie douloureuse,
malade d’Afrique elle aussi,
nous a accueillis sans compliments
nous faisant rouler sans accidents
dans un ruban gai et indifférent
de sable d’or.

Dieu seul le sait
si l’Afrique qui encore bouge
au dos de ta route enrubannée
c’est la même que j’invente pour toi.
Dieu seul le sait
si jamais elle sera remplacée
par ce monde d’arcades et toits rouges
par ces calmes rumeurs sans émoi :
cette Bologne que sans doute tu vois
par le sable du désert inondée !

007_afrique-6

Bologne, via del Pratello

Giovanni Merloni

Ma vie d’à côté (Zazie n. 46)

11 jeudi Août 2016

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

≈ 2 Commentaires

Étiquettes

Zazie

001_dame au chapeau

Image empruntée sur Twitter

Ma vie d’à côté

C’est elle qui m’empêche de vivre
par moitié soûl, par moitié ivre
ma saison solitaire.

C’est elle qui s’amuse à me voir voltiger
au risque de tomber
dans une flaque de boue.

C’est elle, éternelle désolée
qui se dit prête à me ressusciter
à m’épousseter, à me recycler
avant de me livrer
à nouveau
à mes rêves solitaires.

C’est elle qui me comble de caresses
de tendres promesses
d’odeurs de bouillabaisse
de son esprit de finesse
m’attendant telle une tresse
au-delà d’obstacles
sans cesse.

002_klee_rayé des listes

Paul Klee, Rayé de la liste (1933)

C’est elle le puits
inépuisable des peines
de mes péchés de vieillesse.

C’est elle, l’abbesse
la fée, la sorcière, la reine
que je connais à peine
dont je ressens pourtant l’haleine
et l’onde frissonnante de sirène.

C’est elle qui m’invite, souveraine
à la plus rare des aubaines.

C’est elle l’opaque fontaine
de mon ultime détresse
de ma dernière jeunesse.

C’est elle qui me fait trébucher
C’est elle qui me fait basculer
C’est elle l’ombre floue
de journées sans issue.

C’est elle qui va et vient
de mon écran brisé
en reprochant ma désinvolture
en me cassant la figure.

003_klee_théâtre

Paul Klee

C’est elle qui m’attend
au passage
au jour le jour
rien que pour dire un mot
et qu’un seul mot entendre.

C’est elle qui m’ouvre son cœur
au beau milieu d’une vaste,
branlante prison d’ombres
enthousiastes
croisées, alambiquées,
lourdes ou légères.

C’est elle qui prêche, héroïque,
des vers anachroniques
sans odeur ni poids
empruntés aux extases
invisibles des dieux
ou des diables
qui brisent pourtant
le silence chuchotant des corps
l’assourdissant silence de la ville
aux sirènes déployées.

C’est elle qui se fige
tel un statuaire prodige
avant de disparaître
d’un bond, sans fracas
dans l’invisible velours
de visages sans contours.

C’est elle, ma belle ou laide
souriante ou triste
Île provisoire.

C’est elle, ma Gloire insensée
ma Poésie dérobée, ma Vie
d’à côté.

004_armes nucléaires - copie

Giovanni Merloni

Je serai une barque (Zazie n. 45)

06 samedi Août 2016

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

≈ 7 Commentaires

Étiquettes

Zazie

001_je serai une barque 01 180

Je serai une barque

Je serai une barque
déjà gonflée d’eau et de vent
où tu monteras
en un bond, joliment
tel un poisson rose
odorant de cheveux
et d’yeux noirs
roulant tels des miroirs
éblouissants et nerveux.

Je serai une île
souterraine ou céleste
où tu te glisseras
silencieusement
disant d’un petit geste
que tu n’es qu’une sirène
se sauvant dans mon filet
de cordes mouillées.

Je serai une clairière
pour tes chapeaux
pour tes robes légères.

Je serai un lit
pour tes yeux clos
pour ton âme sans tiroirs
pour tes souvenirs scandaleux
éclatés au milieu
de draps de sable
d’oreillers de terre
de couvertures d’herbe.

Je serai ton pain
ton eau, ton chocolat
que tu caresseras des dents
que tu engloutiras
dormant.

002_je serai une barque 02 180

Giovanni Merloni

Par un simple geste (Zazie n. 44)

25 lundi Juil 2016

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

≈ 4 Commentaires

Étiquettes

Zazie

001_egon schiele_lebel Egon Schiele, La femme en rouge (1917), l’actrice Marga Boerner, image empruntée à un tweet de Laurence L (@f_lebel)

Par un simple geste

Par un simple geste
un seul
rapide, imperceptible
déchirant le vent
caressant les yeux
par un geste tombant
sans se repentir
mourant dans l’attente recueillie
d’être cherché,
tu t’es coulée
inexorablement
dans mes murs bombardés
dans mes bras tendus.

002_thérèse balthous Balthus, Thérèse, 1936 image empruntée à un tweet de Franck (@FranckDache)

Par un désastreux bruit sourd
un seul
enveloppant ta voix
ô combien insolite,
par ta façon bizarre
de parler de chansons
et couleurs
et jardins
et promenades
tu m’as obligé de sortir
de mon étrange torpeur
imbécile.

003_chagall_lebel Marc Chagall, L’acrobate 1930, image empruntée é un tweet de Laurence L (@f_lebel)

Par un baiser volé et promis
un seul,
parfumé de tes couloirs blancs
de tes villes inconnues
au bord d’une mer
constellée d’îles perdues,
par un baiser brusque
un seul
ressemblant à une gifle
tu m’as transformé
de fond en comble
laissant couler ton fleuve chaud
dans ma gorge
pulvérisant ton vent frais
dans ma poitrine.

004_klee_04 180 Paul Klee

Par un simple geste
tu as bouleversé nos existences
les flanquant hors de chez elles
les obligeant à se chercher
qui sait où
au hasard de se rencontrer
là où ce geste
ce bruit sourd
ce baiser
cette gifle
nous rendront
rapidement, imperceptiblement
la vie.

005_klee_05 180

Giovanni Merloni

Cet après-midi où je perdis mon stylo, 1974 (Stella n. 32)

21 dimanche Fév 2016

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

≈ 2 Commentaires

Étiquettes

Stella

Mes chers lecteurs,
Je viens de terminer un premier rangement de mon recueil de 32 poésies rassemblées sous le nom de Stella qui est aussi son mot-clé.
Avec la liste de ces poèmes, je propose ci-dessous, à nouveau, la dernière poésie, Cet après-midi où je perdis mon stylo, que je n’avais pas publié en italien. En fait, le travail sur le texte original ayant ici et là transformé sensiblement la poésie d’origine, j’ai forcément dû retravailler aussi le texte en français, tout en gardant les inévitables différences.
Giovanni Merloni

000_strana 001 bis 180

Cet après-midi où je perdis mon stylo

Je suis tombé amoureux
dans un morne pré rugueux.

Ce fut à cet instant
que nous devînmes amants,
toute écriture interrompant,
contrits, nous enveloppant
dans un voile inexistant
violet, jaune, transparent.

Combien de temps la terre
dut-elle subir la guerre
de mes paumes gelées
dans tes bras tout enflammés !

Ô combien de fois
tes caresses en émoi
m’ont-elles conté une fable
s’échouant sur ce pré minable ?

Combien de jours
en attendant tes retours
ou comblant ma crédence
vidée par ton absence
des remords de cette roue
parmi les flaques et la boue
lors de mes vides tourniquets
ayant ton ombre à mon coté !

Combien de mois et d’années
de maux au coeur et d’anxiétés
quand tu n’étais que mon linceul
et que j’étais seul… seul ?

Sans toi, rien que de la peine
si je repense à cette scène
cinématographique
ou je perdis mon stylo
anachronique…

Giovanni Merloni

Cette poésie est protégée par le ©Copyright, tout comme toutes les autres poésies publiées sur ce blog. 

TEXTE EN ITALIEN

Stella, Liste des poèmes

20 samedi Fév 2016

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

≈ 2 Commentaires

Étiquettes

Stella

000_stella indice 180

ARCHIVES DE TAG: STELLA

Afrique, 1973 (Stella n.1)
20
Dimanche
Jan 2013

Le train va, 1973 (Stella n. 2)
22
Mardi
Jan 2013

Une poésie pour toi, 1973 (Stella n. 3)
29
Mardi
Jan 2013

J’ai grandi, 1973 (Stella n. 4)
03
Dimanche
Feb 2013

Combien de mots, 1973 (Stella n. 5)
05
Mardi
Feb 2013

Chère amie, 1973 (Stella n. 6)
06
Mercredi
Feb 2013

Quel est le sens, 1973 (Stella n. 7)
14
Jeudi
Feb 2013

Je ne sais pas du tout, 1973 (Stella n. 8)
17
Dimanche
Feb 2013

Je suis un débris, 1973 (Stella n. 9)
19
Mardi
Feb 2013

La déchirure, 1973 (Stella n. 10)
06
Mercredi
Mar 2013

Hier, c’était la Malacappa, 1973 (Stella n.11)
06
Mercredi
Mar 2013

Nos cliques et nos claques, 1973 (Stella n. 12)
06
Mercredi
Mar 2013

Essayer d’oublier, 1973 (Stella n. 13)
06
Mercredi
Mar 2013

Je crois que tu vas me changer, 1973 (Stella n. 14)
06
Mercredi
Mar 2013

Juste un mètre, 1973 (Stella n. 15)
06
Mercredi
Mar 2013

Voisine de banc, 1973 (Stella n. 16)
06
Mercredi
Mar 2013

Avant de te rencontrer, 1974 (Stella n. 17)
06
Mercredi
Mar 2013

Une poésie jaillissante de moi, 1974 (Stella n. 18)
29
Samedi
Jun 2013

Un fleuve gris, 1974 (Stella n.19)
02
Mardi
Jul 2013

Rêver d’arrêter de rêver, 1974 (Stella n. 20)
03
Mercredi
Jul 2013

Quand on croit voir l’amour s’éloigner, 1974 (Stella n. 21)
20
Dimanche
Oct 2013

À quoi bon ? 1974 (Stella n. 22)
25
Vendredi
Oct 2013

À dix-mille distances d’ici, 1974 (Stella n. 23)
26
Samedi
Oct 2013

À l’improviste, 1974 (Stella n. 24)
27
Dimanche
Oct 2013

Va commencer l’escarmouche, 1974 (Stella n. 25)
02
Samedi
Nov 2013

Tandis que le désordre le plus total, 1974 (Stella n. 26)
03
Dimanche
Nov 2013

En un seul dessin, 1974 (Stella n. 27)
08
Vendredi
Nov 2013

On démarre par de gestes sombres, 1974 (Stella n. 28)
09
Samedi
Nov 2013

Ne cogite pas ! 1974 (Stella n. 29)
10
Dimanche
Nov 2013

Dans le château de tes oreilles, 1974 (Stella n. 30)
03
Vendredi
Jan 2014

Si la vie n’est qu’une lutte, 1974 (Stella n. 31)
31
Jeudi
Jul 2014

Cet après-midi où je perdis mon stylo, 1974 (Stella n. 32)
21
Dimanche
Feb 2916

Giovanni Merloni

LISTE EN ITALIEN

Si un jour l’on pouvait renoncer… (Zazie n. 43)

16 mardi Fév 2016

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

≈ 5 Commentaires

Étiquettes

Zazie

001_lectrice plongée 180

Hier matin, dimanche, une idée subite m’a réveillé, avant de se transformer en un ver solitaire affamé : « nous sommes devenus tous adroits, créatifs, intelligents, dès que nous avons décidé de chevaucher, comme autant d’apprentis sorciers, ce que la technologie nous offrait ! Et même désinvoltes ! Nous avons cessé d’être de simples consommateurs, comme nous en étions du temps où l’on achetait des disques, des skis ou des lunettes de soleil Ray-ban. Nous sommes devenus nous-mêmes des créateurs de quelque chose. Nous avons ainsi la chance de nous exprimer ! » Tout de suite après, je me demande : « Ne serons-nous pas devenus trop adroits et rusés ? Ne sommes-nous pas en train de perpétuer, nous aussi, une “méritocratie de l’apparence” ? N’allons-nous pas seconder l’idée d’un monde qui se reproduit toujours égal à lui-même ? Un monde solidement appuyé sur les prérogatives de “l’avoir” plutôt que sur celles de “l’être” ? Quand nous serons sortis, un à un, de cette impitoyable vitrine où l’on nous aura de façon sommaire jugés et classés, nous incluant ou nous excluant d’une liste… que trouverons-nous au-dehors ?
J’ai le soupçon qu’au-dehors et peut-être aussi au-dedans de nos êtres demeurera toujours la même sempiternelle division schizophrène du monde. D’un côté, ceux qui veulent avoir toujours davantage. De l’autre, ceux qui n’auront jamais rien…
Tandis que le bon sens et l’optimisme du dimanche me disent qu’on ne peut pas tout avoir…

002_disegnino colorato 180

Si un jour l’on pouvait renoncer…

Si un jour l’on pouvait,
tout un chacun
renoncer à quelque chose !

Renoncer, tous ensemble
aux bombes, aux poisons.

Renoncer, un à un,
à tout ce qui est de trop
à ce qui ne sert pas vraiment.

Renoncer à jeter
à gaspiller, à considérer
nos privilèges
comme un droit.

Si l’on pouvait renoncer
immédiatement
à tout avoir
et travailler tous ensemble
pour rendre à chacun
le droit de ne pas renoncer
à sa vie.

Renoncer à écraser les autres
comme des mouches,
renoncer à la rhétorique,
renoncer à l’étalage
de notre bravoure,
renoncer à se vanter
des richesses cumulées,
renoncer à la barbarie qui s’écoule
en flots de sang
depuis notre excellente
civilisation.

Renoncer à une chambre
à un lit, à un morceau
de notre jardin
pour embellir le monde
qui était le nôtre
et le donner à une autre famille
à un autre peuple.

Renoncer à se scandaliser,
renoncer à s’armer,
renoncer à chercher, partout,
le shérif de Nottingham,
renoncer à espérer
qu’il arrive, à sa place
en chemise et gilet
cet homme grand, désintéressé
qu’on appelle Gary
Cooper.

Renoncer à la bande de Gaza.
Renoncer à envoyer
les enfants à mourir,
renoncer à la barbarie
qui prétend nous consoler
par des promesses d’îles vides.

Renoncer à imposer
nos colliers, nos amulettes,
nos tabous,
renoncer à nous montrer effrayés
pour les tragédies que nous-mêmes
inexorablement
automatiquement
au jour le jour
fabriquons : l’intolérance
ce n’est pas la conséquence
de véritables différences,
mais seulement
l’essence dérangée
de notre étrange société,
coincée dans une voiture
qui avance sans yeux,
pilotée par un robot
qui ne s’arrête plus, désormais,
parce qu’il le sait bien
qu’on ne doit jamais
renoncer à rien.

003_negozietto 180

Au contraire, nous devrions
tout un chacun

renoncer
au délire d’omnipotence
dont l’argent est la semence
en échange du bien-être
venant de petites choses
nécessaires et honnêtes.

renoncer à la vitesse
excessive
nous contentant de l’épier,
redécouvrant la stupeur et la magie
d’en parler en poésie,
redécouvrant la lenteur
d’une tranquille sagesse
sans freins inhibitoires
ni fours crématoires

renoncer à manger les poisons
d’une honteuse richesse
et d’une dangereuse vitesse
qui sans cesse, partout
nous tuent.

Giovanni Merloni

TEXTE EN ITALIEN

Cette poésie est protégée par le ©Copyright, tout comme les autres documents (textes et images) publiés sur ce blog. 

« Je t’ai choisi ! » (Bologne en vers)

11 jeudi Fév 2016

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

≈ 4 Commentaires

Étiquettes

Bologne en vers

001_tipo strano 00 pulito 180

« Je t’ai choisi ! »

Nature ennemie,
temps ennemi.
Depuis des siècles,
une cohue d’adversaires
et d’invisibles faussaires
harcelaient sans pitié
notre naïveté.

Nature taquine,
temps inouï.
Dans les plis acérés
de notre austère abri,
une route s’est ouverte,
des fleurs vertes, des violettes
fanées, distraites,
un sentier de rochers
lumineux et tranchants
contre la ligne blanche
de la mer.

002_barbès 01 180

Nature méfiante,
temps sans esprit.
Seuls, affranchis
des béquilles de la patience,
des couleurs fades
des habitudes,
nous vivions, pourtant, incrédules :
quelle hallucination,
cette conscience nouvelle,
tumultueuse,
cette étrange liberté
qu’on n’avait pas conquise
ni gagnée, comme
s’il y avait encore
une interdiction,
emprisonnant nos corps
et nos pas.

Nature amie,
temps ami.
En un seul instant,
tels des colliers de caresses,
les coïncidences et les circonstances
se sont déchaînées.

003_barbès 02 180

Nature clairvoyante,
temps inattendu.
Tes yeux passionnés,
tes bras aveuglés,
ton corps incendié
à présent recroquevillé
(drôlement,
adorablement)
près du mien
bousculent mon destin,
sans trop de secousses,
pour qu’il découvre son chemin
limpide.

Nature heureuse,
heureux temps, enclin
à l’immobilité :
ton regard de biais
en cachette m’étudie,
par la joie anéanti.

004_porte st_martin 03 180

Nature amie du temps,
elle n’a pas peur de briser
l’ordre de la vie
ni les reflets sourds
de la mort, tandis que
tes lèvres hurlent, ravies :
« Je t’ai choisi ! »

Giovanni Merloni

Cette poésie est protégée par le ©Copyright, tout comme les autres documents (textes et images) publiés sur ce blog.

TEXTE EN ITALIEN
← Articles Précédents
Articles Plus Récents →

Copyright France

ACCÈS AUX PUBLICATIONS

Pour un plus efficace accès aux publications, vous pouvez d'abord consulter les catégories ci-dessous, où sont groupés les principaux thèmes suivis.
Dans chaque catégorie vous pouvez ensuite consulter les mots-clés plus récurrents (ayant le rôle de sub-catégories). Vous pouvez trouver ces Mots-Clés :
- dans les listes au-dessous des catégories
- directement dans le nuage en bas sur le côté gauche

Catégories

  • Album de famille
  • alphabet renversé
  • art
  • auteurs français
  • auteurs italiens
  • caramella
  • claudia patuzzi écrits et dessins
  • claudia patuzzi poésies
  • contes et nouvelles
  • feuilletons
  • impressions et récits
  • le strapontin et débris de l'été 2014
  • les échanges
  • les unes du portrait inconscient
  • mes poèmes
  • mon travail de peintre
  • poètes français
  • théâtre et cinéma
  • vital heurtebize e psf

Pages

  • À propos
  • Book tableaux et dessins 2018
  • Il quarto lato, liste
  • Liste des poèmes de Giovanni Merloni, groupés par Mots-Clés
  • Liste des publications du Portrait Inconscient groupés par mots-clés

Articles récents

  • Le livre-cathédrale de Germaine Raccah 20 juin 2025
  • Pasolini, un poète civil révolté 16 juin 2025
  • Rien que deux ans 14 juin 2025
  • Petit vocabulaire de poche 12 juin 2025
  • Un ange pour Francis Royo 11 juin 2025
  • Le cri de la nature (Dessins et caricatures n. 44) 10 juin 2025
  • Barnabé Laye : le rire sous le chapeau 6 juin 2025
  • Valère Staraselski, “LES PASSAGERS DE LA CATHÉDRALE” 23 Mai 2025
  • Ce libre va-et-vient de vélos me redonne un peu d’espoir 24 juin 2024
  • Promenade dans les photos d’Anne-Sophie Barreau 24 avril 2024
  • Italo Calvino, un intellectuel entre poésie et engagement 16 mars 2024
  • Je t’accompagne à ton dernier abri 21 février 2024

Archives

Alain Morinais Aldo Palazzeschi Amarcord Ambra Anna Jouy Atelier de réécriture poétique Avant l'amour Barnabé Laye Bologne en vers Brigitte Célérier Carole Zalberg Cesare Pavese Claire Dutrey Claudia Patuzzi Claudine Sales Dessins et caricatures Dissémination webasso-auteurs Edoardo Perna Francis Royo Francis Vladimir François Bonneau Françoise Gérard François Mauriac Ghani Alani Giacomo Leopardi Giorgio Bassani Giorgio Muratore Giosuè Carducci Giovanni Pascoli Giuseppe Strano Guido Calenda Gérard D'Hondt Isabelle Tournoud Italo Calvino Jacklin Bille Jacques-François Dussottier Jan Doets Jean-Claude Caillette Jean-Jacques Travers Jeannine Dion-Guérin Jerkov Jin Siyan Josette Hersent La cloison et l'infini la ronde les lectrices Luna Maria Napoli Marie Vermunt Nadine Amiel Noëlle Rollet Nuvola Ossidiana Paolo Merloni Pierangelo Summa Pier Paolo Pasolini Pierrette Fleutiaux Primo Levi Retiens la nuit Richerd Soudée Roman théâtral Rome ce n'est pas une ville de mer Réflexions Salvatore Quasimodo Solidea Stella Stéphanie Hochet Testament immoral Ugo Foscolo Vacances en Normandie Valère Staraselski vases communicants Vital Heurtebize X Y Z W Zazie

liens sélectionnés

  • #blog di giovanni merloni
  • #il ritratto incosciente
  • #mon travail de peintre
  • #vasescommunicants
  • analogos
  • anna jouy
  • anthropia blog
  • archiwatch
  • blog o'tobo
  • bords des mondes
  • Brigetoun
  • Cecile Arenes
  • chemin tournant
  • christine jeanney
  • Christophe Grossi
  • Claude Meunier
  • colorsandpastels
  • contrepoint
  • décalages et metamorphoses
  • Dominique Autrou
  • effacements
  • era da dire
  • fenêtre open space
  • floz blog
  • fons bandusiae nouveau
  • fonsbandusiae
  • fremissements
  • Gadins et bouts de ficelles
  • glossolalies
  • j'ai un accent
  • Jacques-François Dussottier
  • Jan Doets
  • Julien Boutonnier
  • l'atelier de paolo
  • l'emplume et l'écrié
  • l'escargot fait du trapèze
  • l'irregulier
  • la faute à diderot
  • le quatrain quotidien
  • le vent qui souffle
  • le vent qui souffle wordpress
  • Les confins
  • les cosaques des frontières
  • les nuits échouées
  • liminaire
  • Louise imagine
  • marie christine grimard blog
  • marie christine grimard blog wordpress
  • métronomiques
  • memoire silence
  • nuovo blog di anna jouy
  • opinionista per caso
  • paris-ci-la culture
  • passages
  • passages aléatoires
  • Paumée
  • pendant le week end
  • rencontres improbables
  • revue d'ici là
  • scarti e metamorfosi
  • SILO
  • simultanées hélène verdier
  • Tiers Livre

Méta

  • Créer un compte
  • Connexion
  • Flux des publications
  • Flux des commentaires
  • WordPress.com
Follow le portrait inconscient on WordPress.com

Propulsé par WordPress.com.

  • S'abonner Abonné
    • le portrait inconscient
    • Rejoignez 237 autres abonnés
    • Vous disposez déjà dʼun compte WordPress ? Connectez-vous maintenant.
    • le portrait inconscient
    • S'abonner Abonné
    • S’inscrire
    • Connexion
    • Signaler ce contenu
    • Voir le site dans le Lecteur
    • Gérer les abonnements
    • Réduire cette barre
 

Chargement des commentaires…