le portrait inconscient

~ portraits de gens et paysages du monde

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Archives de Tag: Avant l’amour

La vie n’a pas d’yeux (Avant l’amour n. 19)

06 lundi Avr 2015

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Avant l'amour

001_les mots s'envolent 180

La vie n’a pas d’yeux

Ce que j’avais vu
de ce monde insaisissable,
ce que tu avais lu
de mes découvertes,
ce que j’avais moi-même lu
dans ce que tu avais vu
a déclenché entre nous
un sombre malentendu.

« Que sais-tu de la vie,
de l’amour, de la mort ? »
Tes paroles se sont envolées,
mes réponses sont restées
telles des armées féroces
enfermées depuis hier
dans un étui de fer.

Peut-être, m’étais-je donné
des airs d’importance
ou bien tu avais jugé
mon esprit déplacé.
Je ne saurai jamais
ce que vraiment tu penses,
sombré par la terreur
de ton indifférence,
car tu n’afficheras
la moindre stupeur
ni la moindre jouissance
en arrêtant ton pas
pour lire, sans prudence,
le décevant feuilleton
de notre désunion.

La vie n’a pas d’yeux
elle ne se promène pas
le long d’une balustrade.
La vie ne contemple pas
les paysages.

002_les mots s'envolent 2 180

Ce que j’ai vu
ne sera nulle part retenu,
au fond de mes yeux non plus.
Et pourtant j’écrirai
que ce ne fut pas en octobre
lors d’une triste soirée
mais plutôt en juillet
lors d’une grasse matinée,
qu’il n’y avait
ni plume ni cahier
dans les tréfonds de nos yeux
orphelins de toute envie
de toute clairvoyance démunis…

Giovanni Merloni

Merci à Claudine Sales, qui a participé avec un esprit tout à fait amical n’empêchant pas la sévérité et la rigueur là où cela était nécessaire au cours de la révision de ce texte.

TEXTE EN ITALIEN

Cette poésie est protégée par le ©Copyright, tout comme toutes les autres poésies publiées sur ce blog. 

J’approche d’un mur de plâtre (Avant l’amour n. 18)

26 jeudi Mar 2015

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Avant l'amour

001_horizon 01 180

J’approche d’un mur de plâtre

Je coupe en deux mon ombre,
je brise à peine ma peine.

Je ne vois pas les encombres
qui m’empêchent
de franchir l’horizon
de mes pas.

002_horizon 02 180

J’approche d’un mur de plâtre.
Je tombe sur une voix opiniâtre,
retentissant dans l’air gris.
Je m’empêtre
dans des lèvres rouges,
des dents blanches,
des cheveux jaunes,
des yeux bleus
se perdant au loin
dans la ligne violette
du premier horizon.

Je m’assois
contre un parapet poussiéreux,
tu t’assois
sur deux coussins d’herbe
et pourtant
cette ardente convoitise
nous échappe à la prise.

003_horizon 03 180

Je me lève
et ma tête se tourne
poursuivant la lumière.

Toi, derrière,
de ton pas taciturne,
tu t’éclipses au-delà
de la ligne incolore
du dernier horizon.

004_horizon 04 180

Giovanni Merloni

Cette poésie est protégée par le ©Copyright, tout comme toutes les autres poésies publiées sur ce blog. 

TEXTE EN ITALIEN

 

Merci à Françoise Gérard pour sa lecture de mon texte.

000_horizon 00 180

Tu te nourris de terre (Avant l’amour n. 17)

19 jeudi Mar 2015

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Avant l'amour

001_tu te nourris 180

Tu te nourris de terre

Tu te nourris de terre,
et j’échappe à moi-même
caracolant sur les toits
et les gouttières.

Tu revêts des habits
qui te font toute réelle,
moi j’endosse sans souci
des ailes d’hirondelle.

Tu t’accroches volontiers
aux devoirs du ménage
moi je glisse, sans métier
sur de légers nuages.

Dans un vide d’ombre
entre deux murs
nous nous éloignons
l’un de l’autre
sans murmures
comme deux petits soleils
égoïstes, aveuglés
par nous-mêmes.

Nous partons, sourds et muets :
toi, encombrée par les larmes,
moi, essoufflé
par la course affolée
qui m’emmène au sommet
d’où je vois séparées
nos cruelles destinées.

002_part 1

Suspendus à une corde
maléfique
accrochés comme par jeu
à une bascule diabolique
d’explosions et d’échecs,
resterons, tous les deux
incapables de voler,
adhérant, volontiers,
à cette planche de théâtre
léchée par la lune
qu’on appelle la Vie…

003_part 2

Giovanni Merloni

Merci à Marie-Noëlle Bertrand pour la lecture de ce texte.

Cette poésie est protégée par le ©Copyright, tout comme toutes les autres poésies publiées sur ce blog. 

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Vous voici mon cœur noir (Avant l’amour n. 16)

18 mercredi Mar 2015

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Avant l'amour

001_vous voici noir et blanc 740

Giovanni Merloni, 1978-2013

Vous voici mon cœur noir 

Vous voici mon cœur noir
et mes lèvres noires
et mon amour noir
je ne veux pas vos jours blancs
dont je devine les mots
dont j’imagine le corps
la voix, les lunettes, les ongles
les rencontres, les attentes
l’envie de vivre, l’ennui.

Je ne veux pas tout savoir
de ces corps qui se déhanchent
sous les jupes blanches
des jeunes filles du dimanche
sortant hagardes d’un miroir
offrant des fleurs sur un trottoir
d’une ville percée de lumières blanches.

Je ne veux pas trop aimer
les rives blanches, les îles
étanches, les pâles branches
des arbres, les tranches
des tartes, les avalanches.
Je ne cherche aucune revanche.

Vous voici mon cœur noir
je le laisse ici, sur le comptoir
mon cœur noir de fumoir
mon cœur de boudoir
sortant d’un trou noir
le jour où il va pleuvoir.

Vous voici un petit mémoire
pour votre laboratoire
à garder dans un couloir
à cacher dans un tiroir.

Je vous laisse le temps noir
de vouloir vous apercevoir,
le temps de vous asseoir
pour l’examiner,  le sectionner
en mille morceaux noirs.

À vous d’étudier les diversités
les curiosités, les côtés étranges
qui dérangent, le sexe des anges
et même les invisibles mélanges
qu’y aurait peint Michel Ange.

Je vous laisse le plaisir
de découvrir les couleurs
les infinies nuances
les multiples ressemblances
qui font la différence
entre le jour et la nuit
la joie et l’ennui
entre vos manches polies
et mon cœur noir que voici.

Giovanni Merloni

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Les deux lunes (Avant l’amour n. 15)

18 mercredi Mar 2015

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Avant l'amour

001_deux lunes 01 180

Paris, Saint-Laurent

Les deux lunes

J’ai longuement médité
à califourchon sur mon mur
tandis que toi,
lune de papier,
tu te balançais, transparente,
au-delà des poteaux gris
dans l’harmonie des étoiles.

Je me suis fabriqué une cabane
sans ciment sans ombre,
j’en ai parcouru le long couloir
sans me dérober au regard sombre
que tu répandais sur le soir.

Au-dessous du mur,
parmi les écorces d’oranges
les jeunes gens piétinent
ton reflet qui s’épanche,
lune transparente,
bleue, céleste, blanche
coincée au milieu
de deux maisons noires,
lune tout égarée
dans l’harmonie des étoiles.

002_deux lunes 02 180

Lucques, La tour Guinigi

Tandis que je traînais
à califourchon sur la nuit,
une seconde silhouette
s’est dessinée dans le ciel
— l’autre —
floue, blonde, heureuse,
prête à enlever le mur
de briques, de cendres
et de lierres
depuis longtemps tombé
sur mes paupières closes

alors que toi, apeurée
par cet écroulement,
lune des rêves nocturnes,
tu as disparu d’emblée
en t’éclipsant, crispée
dans l’harmonie des étoiles.

003_deux lunes 180

L’autre est ici, sur mon épaule
à califourchon sur mes jambes
larmoyant comme un saule,
se jurant ennemie
de nos ombres chinoises
collées au restes de plâtre
de ciment et d’ennui.

Je ne vois plus, ô lune,
ta plume transparente !
Sans tes mains de velours
et ta mine intransigeante
comment se forgera-t-elle
ma lâche vie mortelle ?
N’étais-tu pas ravie
de ton éternel commerce
d’allumer notre miroir
au milieu des toits noirs
dans l’harmonie des étoiles ?

Giovanni Merloni

Merci à Noëlle Rollet, qui a participé avec discrétion et générosité au travail de révision de ce texte.

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Ciseaux (Avant l’amour n. 14)

18 mercredi Mar 2015

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Avant l'amour

001_Ciseaux 01 180

Ciseaux

À quoi bon nous rendre otages
de cet inquiétant bavardage
que ce bruit de ciseaux provoque
détruisant le courage ?

À quoi bon guetter les sursauts
de nos pages sanglantes
de nos voix percutantes,
de nos héroïques fardeaux
mis en lambeaux ?

À quoi bon suivre la chute,
au ralenti,
de ces plumes de hibou
sur nos maigres genoux ?

À quoi bon nous rebeller
à cet effondrement
de nos rêves pionniers
glissant sur le gravier
au milieu de nos cahiers
jaunis ?

À quoi bon nous résigner
aux coups de ciseaux
de nos opiniâtres cerveaux
anxieux de réfréner
l’explosion exagérée
de nos animalités
inévitables?

002_Ciseaux 180

Mignonne, si ces ciseaux
à la cadence grave
coupent nos têtes en deux,
dans ces ruisseaux d’épaves
coulent pourtant, sans crainte
nos larmes retenues
et nos joyeuses étreintes.

Giovanni Merloni

P.-S. Oui, tu as de beaux yeux, des lèvres rouges, des mains blanches. Oui, de ton cou se dégage un parfum sauvage, plus fort que mille paires d’opiniâtres ciseaux anxieux de déchirer notre destin en deux. À chaque coup, sur tes luisants genoux tombent les mots confus de mes lettres passagères. À chaque coup les ciseaux font jaillir de ma sagesse éphémère le cruel souvenir. Dans cette grotte sombre nous accueillons nous-mêmes morceaux de petites ombres et d’illusions extrêmes.

Merci à Marie-Christine Grimard, qui a participé avec une grande générosité et sensibilité au travail de révision de ce texte.

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Chant du berger ayant perdu son troupeau (Avant l’amour n. 13)

18 mercredi Mar 2015

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Avant l'amour

001_troupeau 180

Ma mère

Chant du berger ayant perdu son troupeau

Par cette fente subtile
par cette blessure dans le rocher
je passe, solitaire berger
avec mon bâton long et inutile.

À l’orée du bois, sans vertige
une croix lourde se fige :
aux épaules du Christ un manteau,
à ses pieds, uniforme, un troupeau
va et vient, doucement,
aux mouvances d’une vague de vent.

J’ai posé mon bâton près d’un lierre,
j’ai creusé le terrain sous la pierre,
j’ai enfoui dans un coffre les trésors
que j’avais dans ma poche cachés :
tout l’argent que j’avais gagné
ta belle lettre scellée,
tes cheveux d’or.

J’ai tout enseveli dans la terre
juste en dessous de la pierre.
J’ai cru alors au matin, à cette lumière
qui m’entourait,
à cette voix sincère
qui me parlait.

002_troupeau 180

Ma mère

Charnelles
comme autant de bras féminins,
s’agitaient les branches nues
de ce grand olivier : « Quel chagrin
te conduit-il jusqu’au bout du désert ? »
m’a soudain demandé ce concert
de voix solennelles.

« Je cherche mon troupeau. »

Devant moi, s’adonnant
à l’écho du couchant,
à la danse heureuse
des étoiles et de la mer,
comme des cheveux dans la tempête
en ce jour de fête,
les frondaisons s’inclinent, balayant les sables
pour les rendre propres.

« Pourquoi ces sentiers blancs,
ces heures de doute affreux,
et cette montagne sans flancs ?
Pourquoi Dieu ? »

Ce désert de poussière
cet endroit reculé, inconnu,
où s’effondre mon chant retenu
c’est un temple de lumières,
la cage invisible et éphémère
d’oiseaux rouges et noirs
voletant sans cesse
autour de nos misères.

003_troupeau 180

Ma mère

Là-haut Dieu,
parmi les feuillages, se tait
parce que nous vénérons volontiers
ceux qui se taisent
ou alors tonne tout-puissant
parce que nous ne savons obéir
qu’à ceux qui hurlent avec force.

Depuis là-haut
elle ne me voit même pas
cette lumière aveuglante
prétendue divine
cette masse d’opaline
brûlant les toutes petites feuilles
et les nids des oiseaux.

Je suis ici, seul,
assez loin de ce Dieu obéi
prêt à ensevelir sous la terre
mes quelques riens
et moi même.

Giovanni Merloni

Merci à Elisabeth Chamontin, qui a participé avec amitié et bienveillance au travail de révision de ce texte.

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Le soldat (Avant l’amour n. 12)

18 mercredi Mar 2015

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Avant l'amour

001_fiori per il soldato 01 180

Le soldat

Il gît à même l’herbe,
encore chuchotant,
ignare de la mort.
Il sourit
au ciel disparu
aux étoiles perdues.
Ses cheveux lui caressent les dents.
Par le tourbillon de la nuit
mille feuilles sont tombées
sur ses yeux écarquillés
imprégnés de poussière et de boue.

Il a juste eu le temps
pour écouter, le soir venu
le bruit sec, impromptu
de fusillades éloignées
se perdant
au milieu de chansons.
Il n’a pas reconnu,
au milieu du silence,
le bruissement soudain
la cruelle embuscade.
Par la mort indolore
il s’est juste affaissé,
encore riant,
encore débitant
le récit insouciant de sa vie.
Il n’a pas eu le temps
d’adresser à tout-venant
le récit de sa mort.

002_fiori per il soldato 02 180

Voyez-vous comme il dort
sur son lit de poussière !

Suivez-la,
l’ avalanche légère
qui roule sans poids
au fond de la vallée,
encore scrutant,
les yeux grands ouverts,
vers la porte fermée.

Voyez-vous,
une seule branche l’arrête.
À présent, il se penche
dans l’oubli,
sur ses lèvres, légère
s’attarde la rosée,
souvenir de l’ardeur
d’un baiser
trace ultime de la fraîcheur
du bon pain.
Et pourtant, dans sa bouche
s’engloutissent
de longs fusils
de rudes cartouches
et ce vent de poussière.

Cesse de regarder, ô soldat,
ces maisons, ces hommes,
ces amas inutiles
qui te survivent,
cette terre
qu’on te jette dessus,
ne juge pas ces êtres maigres
priant sur ta pierre
ni cette guerre
qui t’envole
sans un mot.

Sur le parapet
de ta bouche noircie
une rose s’accoude, souriante.

Giovanni Merloni

003_fiori per il soldato 03 180

Merci à Florence Z., qui a assisté de façon innovative et propositive à mon travail de révision de ce texte.

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Foulard céleste (Avant l’amour n. 11)

18 mercredi Mar 2015

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Avant l'amour

001_foulard_01 180

Foulard céleste

Elle a
deux yeux de chat
pour un seul jour,
deux lèvres de corail
pour un seul souffle,
deux mains habiles
rien que pour moi.

Elle a
un foulard céleste
pour me frapper à mort,
des mots délicats
pour arroser l’amour
de larmes sincères.

Elle a
des pas ouatés
pour me surprendre,
des gestes hardis
pour me rassurer,
des dents d’ivoire
pour m’enchanter.

002_foulard_02 180

Elle a
la pâleur voilée
de la lune
son sourire ineffable
l’obscurité de ses mers
le silence de ses volcans.

Elle est la dernière lune
se perdant dans la chaleur du jour.

Elle est
ce coin reculé
où nos voix s’égosillent
et nos corps se croisent
encore une fois.

Elle est
notre lit endormi
où nos ombres silencieuses
s’effondrent.

003_foulard_03 180

Giovanni Merloni

Merci à tous ceux qui ont lu ce texte.

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Drive-In Movie-Goers

Metro Drive In, Rome, années 1960 photo Giorgio Muratore, depuis Archiwatch

Le jour d’un instant (Avant l’amour n. 10)

18 mercredi Mar 2015

Posted by biscarrosse2012 in mes poèmes

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Avant l'amour

001_verdier 180

Le jour d’un instant

Le ciel du matin gris
enveloppe les toits
d’une couche d’éternité
ennuyeuse.

À chaque crissement du tramway
à chaque pas qui traverse,
un tel ciel me convie
au dernier bruissement de la vie
se volatilisant invisible
au tournant
de ce jour pénible.

Sans élégance,
mon ciel de plomb arrose
tous ces journaux mouillés,
abandonnés
aux klaxons du trottoir
d’où s’échappe un cortège
d’épitaphes quotidiennes
de longs nécrologes grisâtres
d’ateliers d’écriture
au sujet de la mort
soudaine ou attendue,
de quelqu’un comme nous.

002_verdier 180

Nous aurons chanté ou dessiné
inspirés ou pas,
nous mourrons, nous aussi,
accrochés au désir
de rester immortels
dans le cœur de quelqu’un
qui mourra.

Nous mourrons,
éloignés du monde,
écartés de nous mêmes,
et pourtant
le jour d’un instant
on nous confiera
de silencieux regards
et l’on ser plongera
dans le destin fuyard
de nos ultimes semblants
et de nos noms mêmes
du moins jusqu’au couchant
de notre jour extrême.

Giovanni Merloni

Merci à Hélène Verdier, qui a participé de façon aussi discrète que sensible au travail de révision de ce texte

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